Pour la Ligue des familles, les “mesures de gratuité” prévues en 1e et 2e primaires sont insuffisantes

Des frais prétendument facultatifs restent autorisés par le texte qui doit être voté ce mardi.

La Louvière, Ecole, Batem, bibliothèque
1ère et 2e primaire de l'école du Centre à Bracquegnies ©Ugo PETROPOULOS

Une grosse semaine budgétaire a commencé, lundi, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Toutes les commissions, Budget en tête, se penchent sur l’ajustement du budget 2022 et sur le budget initial 2023. Parmi les dépenses nouvelles, figure notamment l’extension des mesures de gratuité en 1e et 2e primaires. Rappelons que le petit matériel est déjà gratuit pour tous les élèves de maternelle. Les écoles reçoivent un forfait de 50 euros par écolier pour acheter tout le nécessaire.

Cette même mesure sera étendue en 1e et 2e primaires dès la rentrée 2023-2024. Elle figure dans le décret programme qui sera soumis aux votes en commission Éducation ce mardi. Budget prévu : 8 millions d’euros. “Si le texte est voté en l’état, la gratuité ne sera pas assurée, critique toutefois la Ligue des familles. Si les écoles recevront bien 75 euros par enfant pour acheter les fournitures scolaires, elles pourront toujours demander des frais supplémentaires”. Il est prévu qu'elles puissent continuer à demander aux parents de financer des achats groupés de manuels scolaires, cahiers d’exercices et autres abonnements numériques. En théorie, ces frais devraient être facultatifs. “Mais dans la pratique, il n’en est rien, dénonce la Ligue des familles. Les parents auxquels les écoles réclament ces frais doivent en moyenne payer 38 euros par enfant.” Elle demande aux députés de faire pression pour obtenir la fin de ces pratiques.

"Le gouvernement poursuivra l'analyse", promet la ministre

La ministre de l'Education, Caroline Désir (PS), répond: "Les frais facultatifs autorisés ont été strictement réduits aux trois possibilités mentionnées. Tous les autres sont interdits." Et elle promet: "Le gouvernement poursuivra l'analyse des réalités de terrain pour envisager d'aller plus loin dans la régulation des frais facultatifs, comme dans le maternel."