La précarité des étudiants du supérieur est en augmentation.

Plus d’un tiers des étudiants du supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles se trouvent dans une situation de forte précarité. C’est ce qui ressort d’une large enquête menée en 2019 sur demande du cabinet de l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt.

D’après cette enquête, 36 % des étudiants font face régulièrement à des problèmes financiers et sont par conséquent bénéficiaires d’au moins un dispositif d’aide sociale.

Par ailleurs, 40 % des étudiants de la fédération éprouvent des difficultés médicales ou psychologiques

"De plus en plus souvent, les étudiants doivent cumuler d’autres sources de revenus en plus de l’aide familiale (si elle est existante), en plus des jobs étudiants et recourent donc à des aides sociales qui proviennent des établissements d’enseignement supérieur ou des CPAS pour pouvoir subvenir à leurs moyens. Il arrive aussi que ces aides soient insuffisantes et poussent des étudiants à contracter un prêt, source d’endettement sur le long terme", indique l’enquête.

En moyenne, les étudiants disposent de 301,92 euros par mois pour leurs dépenses. Le revenu médian est quant à lui de 200 euros. Ce qui signifie que la moitié des étudiants doit se débrouiller avec moins de 200 euros par mois et l’autre moitié avec une somme supérieure.

Près des trois quarts des étudiants exercent un job qui les aide à financer leurs études, soit durant les vacances scolaires soit tout au long de l’année.

Un certain nombre d’aides financières peuvent être accordées aux étudiants dans le besoin. Mais ils sont 41,1 % à ne pas être au courant de leur existence. Seuls 58,9 % des étudiants savent en effet qu’il existe des aides financières octroyées par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dès lors, un grand nombre d’étudiants ayant besoin d’une aide financière pour alléger leurs études n’en bénéficient pas.