En raison de la crise du Covid et de l'augmentation exceptionnelle du nombre d'étudiants, les universités font en effet face à d'importants besoins financiers.

Selon leur calcul, la gestion de la crise sanitaire a engendré pour elles un surcoût net de 17 millions d'euros, notamment pour assurer les enseignements et examens à distance, faciliter le télétravail, acheter de l'équipement sanitaire, augmenter la fréquence des nettoyages des locaux,...

Par ailleurs, la rentrée 2020 a été marquée, selon les universités, par une "croissance exceptionnelle" du nombre d'étudiants.

Or, l'enseignement supérieur francophone évoluant depuis deux décennies dans un système d'enveloppe fermée, cette croissance du nombre d'étudiants génère mécaniquement une réduction du financement par tête.

"Concrètement, pour maintenir le financement par étudiant constant, chaque pourcent d'augmentation du nombre d'étudiants nécessite un refinancement de 8 millions d'euros. Or, les chiffres de la rentrée indiquent une croissance qui devrait largement dépasser 5%, ce qui représente 40 millions d'euros. Une intervention urgente du gouvernement de la FWB est indispensable", insistent les universités dans un communiqué lundi.

Selon des déclarations récentes de la ministre de l'Enseignement supérieur, la FWB envisage d'assurer, l'an prochain, un refinancement de tout l'enseignement supérieur à hauteur de 15 millions d'euros. Pour 2020, la revalorisation prévue n'était que de 5 millions d'euros, lesquels n'avaient toutefois toujours pas été liquidés le mois dernier au bénéfice du secteur.