"Nous sommes très contents que Frank Vandenbroucke ait appelé Caroline Désir pour lui en parler, se réjouit-on au cabinet de la ministre francophone de l’Éducation (PS). Les tests salivaires développés par l’ULiège sont plus légers que les tests PCR au niveau de la logistique, tout en permettant de repérer rapidement les foyers de contamination et de prendre immédiatement des mesures." Même accueil positif du côté du ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet (MR). "Des discussions vont s’engager prochainement pour voir comment tout cela peut s’organiser."

Les tests salivaires de l’ULiège ont permis un testing à grande échelle au sein de cette institution puis dans les maisons de repos wallonnes avec, dans les deux cas, l’avantage de pouvoir isoler sans délai toute personne asymptomatique porteuse du virus. Mais le déploiement d’un tel processus dans les écoles pose encore de nombreuses questions.

Qui va payer, se demandent à la fois les autorités et les pouvoirs organisateurs. À l’époque du lancement de la campagne à l’ULiège, en octobre, le vice-recteur à la recherche, Fabrice Bureau, également responsable du testing dans cette université, laissait déjà entendre que le problème du financement freinait un peu les ardeurs des collectivités. Pour Frank Vandenbroucke, le fédéral serait prêt à participer. Dans quelle mesure et d’où viendra le reste ? C’est l’une des questions à résoudre avant d’évoquer un coup d’envoi.

Comment va-t-on s’organiser ?

L’autre grande inconnue est logistique. Comment va-t-on s’organiser ? La Fédération Wallonie-Bruxelles compte 100 000 enseignants répartis dans 2 500 écoles. Comment seront transmis les processus, collectés les échantillons, communiqués les résultats ? Dans les maisons de repos en Wallonie, par exemple, le dispositif a notamment été rendu possible grâce à la participation des membres du personnel. Est-ce envisageable dans les écoles ?

"Je crois qu’il faut tenir les écoles ouvertes, mais développer des stratégies de testing plus assertives", a déclaré le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, en radio vendredi matin. Après l’intensification des tests PCR annoncée le week-end dernier et la limitation des activités des plus jeunes, voici une nouvelle illustration de la volonté politique, y compris fédérale, de protéger au maximum le système scolaire.