Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et les acteurs de l'enseignement ont tiré mercredi un bilan plutôt positif de la reprise progressive et partielle des cours dans l'enseignement obligatoire depuis lundi, confirmant dès lors la mise en oeuvre de sa deuxième phase à partir de ce lundi 25 mai.

Après les 6e primaires et les classes terminales de secondaire, les possibilités de retour en classes seront donc étendues à partir de la semaine prochaine aux élèves de 1re et 2e primaire, ainsi qu'à ceux de 2e secondaire.

Il ne s'agira toutefois nullement d'une mesure générale, chaque direction d'école pouvant moduler cette seconde phase en fonction de ses capacités organisationnelles, de ses locaux, des conditions de sécurité, etc.

Ainsi, si les premières primaires sont invitées à rentrer dans une école A, ce pourrait n'être que les 2e primaires dans une école B. Dans une troisième, seuls les élèves identifiés comme étant en difficultés scolaires pourraient être rappelés par l'école pour éviter tout décrochage par exemple. Les parents d'enfants concernés seront informés par leur direction.

D'après les chiffres avancés par les fédérations de pouvoirs organisateurs, la fréquentation moyenne durant cette première semaine de reprise était de 55 à 60% pour les élèves de 6e primaire, et de 80% pour les années terminales dans le secondaire.

Sur base des sondages préalables réalisés par les directions auprès des parents, on s'attend toutefois à une plus faible présence la semaine prochaine pour le premier degré du primaire.

Si aucun incident majeur n'a été constaté depuis lundi, beaucoup d'écoles ont néanmoins fait part de difficultés dans le respect des conditions de "silos" (groupes fermés d'élèves) fixées par les experts scientifiques qui ont défini la stratégie de déconfinement.

"Il a dès lors été convenu de reconsulter ces experts pour clarifier cette notion de "silos", explique un participant à la réunion qui s'est tenue par vidéoconférence.

"Si on en reste avec la définition actuelle, ce sera très difficile de passer à des étapes ultérieures. On voit d'ailleurs qu'en Flandre, ils ne respectent pas du tout ces conditions de silos...".

Outre un assouplissement de cette notion des silos, les acteurs de l'école ont aussi profité de la rencontre de ce mercredi pour déjà aborder les modalités de la prochaine rentrée de septembre.

Même si l'évolution de l'épidémie est encore fort incertaine pour l'avenir, les fédérations de pouvoirs organisateurs ont insisté sur la nécessité d'y voir clair le plus rapidement possible quant aux modalités organisationnelles de cette rentrée de septembre.

"Il est clair que si on attend le 15 août pour se décider en fonction de la situation (épidémique) du moment, ce sera alors le chaos complet à la rentrée".

Pour d'aucuns, il semble déjà acquis que cette rentrée de septembre ne se fera pas comme à l'accoutumée, mais plutôt sous forme hybride, à savoir un savant mélange de cours en classe et d'enseignement à distance pour les élèves.

"Il faut une concertation rapide à ce sujet. Il faut pouvoir modéliser les choses", insiste-t-on du côté des écoles.

Gouvernement et acteurs de l'école ont convenu de se revoir début juin pour poursuivre la discussion.