C'est officiel : le rythme scolaire annuel de nos élèves est bel et bien sur le point de connaître une révolution. Organisationnelle, avant tout. Avec pour conséquence l'allongement des vacances de Carnaval et de la Toussaint (deux semaines au lieu d'une pour chacune de ces échéances) et le raccourcissement des vacances scolaires d'été. Sont concernés : tous les élèves de l’enseignement obligatoire (francophone), à partir de l’année scolaire 2022-2023. Qui débutera donc, c'est inédit, le dernier lundi du mois d’août (fini donc de parler de la rentrée de septembre) pour se terminer le premier vendredi du mois de juillet, soit le lundi 29 août et le vendredi 7 juillet.

Cette réforme des rythmes scolaires, en chantier depuis de nombreux mois et portée notamment par la ministre de l'Enseignement Caroline Désir (PS), vient de recevoir un "go" du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui a approuvé la note d'orientation décrivant le projet.

Des vacances de printemps qui ne tomberont pas à Pâques 

La philosophie de la réforme a pour but d'épouser le modèle "7+2", alternant sept semaines de cours suivies par deux de vacances. Conséquence immédiate : les congés de Toussaint et de Carnaval seront allongés, tandis que les grandes vacances se verront raccourcies. Mais on notera aussi un changement important au niveau du calendrier: les vacances de Carnaval ne tomberont plus exactement en période de carnaval mais sept semaines après les vacances de Noël. De même, les vacances de printemps ne tomberont plus à Pâques mais sept semaines après les vacances de Carnaval, soit partiellement en mai pour le calendrier 2022-2023. Un changement important qui ne concernera que les francophones donc, pas les néerlandophones.  

Cette organisation de l'année est pensée pour mieux répondre au bien-être de l'enfant, et est défendue, notamment, par plusieurs chronobiologistes et pédagogues. Selon eux, les vacances d'été étaient en effet trop longues pour les jeunes, trop longtemps déconnectés de l'école et des apprentissages. A l'inverse, une seule semaine de vacances au premier et second trimestres, c'était trop peu pour permettre aux élèves de souffler efficacement.

On notera le timing serré (à peine plus d'un an) avant l'entrée en vigueur de ce nouveau rythme, dont les répercussions seront multiples sur tous les pans de la société : on pense à l'organisation du travail et des congés dans les entreprises, à l'école qui va devoir s'y adapter rapidement, à l'offre de transports en commun qui devra se muscler à l'entrée de juillet et à la sortie d'août, au secteur touristique qui verra sa fenêtre de tir estivale réduite, aux camps d'été, etc.