On le sait, la pandémie a ralenti le rythme d'implémentation du tronc commun, dans le cadre du Pacte pour un enseignement d'excellence.

On ne passera aux 1e et 2e primaires qu'en 2022-2023. Ce n'est donc qu'en 2023-2024 que la troisième primaire entrera à son tour dans le système. Une étape importante puisque l'obligation d'une deuxième langue pour tous les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles scolarisés en troisième primaire y est liée (ce n'est le cas aujourd'hui que dans les écoles bruxelloises).

En réponse à une question de la députée Marie-Martine Schyns (CDH), la ministre de l'Education, Caroline Désir (PS), a confirmé ce timing.

Dommage, pour l'importance de l'apprentissage des langues. Mais tant mieux, peut-être, vu le besoin en enseignants qu'impliquera ce changement, alors qu'on manque déjà cruellement de professeurs de langues, dans le fondamental en particulier. Il faut trouver 220 professeurs de langues pour la 3e primaire d'ici l'entrée en vigueur de la nouvelle obligation, a évalué la ministre. Sans compter que cette obligation concernera la quatrième primaire dès l'année suivante...  "La mise en place d'une stratégie pour les attirer serait sans doute opportune", a estimé Marie-Martine Schyns.