L'Université de Liège a entamé lundi la distribution de kits d'autoprélèvement de salive en vue de réaliser un screening à grande échelle au sein de sa communauté (étudiants et personnel). L'objectif est de mieux contrôler l'épidémie de Covid-19 en vue de freiner sa progression, a indiqué lundi Pierre Wolper, recteur de l'ULiège.

Cette campagne, qui s'étalera jusqu'à fin décembre, s'adresse à environ 25.000 étudiants et 5.000 membres du personnel de l'ULiège. Tous sont invités à y prendre part chaque semaine, gratuitement, sur base volontaire et de manière anonyme.

Avec la collaboration d'entreprises de la région, l'Université de Liège a opté pour le test salivaire, et non le frottis naso-pharyngé, afin de détecter plus rapidement un plus grand nombre de cas positifs mais aussi parce que l'autoprélèvement ne nécessite pas de personnel spécialisé. "Actuellement, nous n'avons qu'une estimation du taux de personnes contaminées sachant que ce sont en général des personnes ayant une bonne raison de le faire qui se font détecter. Nous aurons ainsi une meilleure vue ainsi qu'un meilleur contrôle de l'épidémie vu qu'il est demandé à toute personne détectée positive de se mettre à l'écart. On vise ainsi à freiner la progression de l'épidémie grâce à ce testing massif. Les pays qui s'en sortent le mieux, ce sont ceux qui ont largement utilisé les tests et le tracing", souligne le recteur.

Les kits d'autoprélèvement de salive sont à retirer aux stands prévus à cet effet. Le prélèvement est à effectuer le lendemain de la distribution, au réveil et à jeun, puis à déposer le jour même dans l'une des urnes ad-hoc. Les résultats sont communiqués de manière anonyme, dans un délai de 24 à 36 heures maximum, grâce au code-barres de l'échantillon à encoder sur le site Internet www.test-covid.uliege.be.

"Nous savons que la sensibilité est moindre avec le test salivaire plutôt que le frottis naso-pharyngé, de l'ordre de 60 % contre 80 %, mais nous maintenons qu'il s'agit d'une méthode plus efficace pour détecter les personnes positives (NDLR: entendons qui l'ignorent, donc asymptomatiques) dans une population plus large", précise Fabrice Bureau, vice-recteur à la recherche et responsable du testing.

Sachant que les statistiques actuelles indiquent un plus grand taux de contaminations parmi les plus jeunes, l'ULiège encourage sa communauté à adhérer largement à ce screening.