Suite à la décision des autorités italiennes de déconseiller les voyages scolaires dans le pays, il est recommandé aux écoles belges de reporter jusqu'à nouvel ordre les voyages scolaires prévus vers l'Italie, indiquent les affaires étrangères dans leur nouvel avis de voyage mis à jour vendredi.

Dans la foulée, la ministre de l'Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir a indiqué dans un communiqué inviter " l'ensemble des pouvoirs organisateurs et établissements scolaires à tenir compte de cette recommandation". "Si des départs sont programmés vers l'Italie, la ministre déconseille donc de les maintenir", précise le cabinet.

Les voyages scolaires vers les zones infectées en France sont aussi déconseillés

Après l'Italie, le SPF Affaires étrangères recommande aussi vendredi aux écoles belges de reporter jusqu'à nouvel ordre les voyages scolaires prévus dans les zones infectées par le coronavirus (Covid 19) en France. Ces foyers de circulation du virus (dénommés "clusters") sont situés dans les départements de l'Oise, de Haute-Savoie et du Morbihan, ainsi que dans le Haut-Rhin. Des informations sur les zones françaises concernées sont disponibles sur le site internet education.gouv.fr

Les Affaires étrangères invitent à faire preuve de vigilance sur les îles grecques

Les Affaires étrangères belges recommandent désormais aux voyageurs de faire preuve d'une "grande vigilance" lors de tout déplacement dans les îles grecques de la Mer Egée qui abritent des "hot spots" (camps où sont enregistrés les migrants), soit Lesbos, Chios, Samos, Leros et Kos, et d'éviter les abords de camps de réfugiés en raison des tensions actuelles liées à la crise migratoire. Dans une mise à jour de vendredi, les Affaires étrangères font état de la "présence de très nombreux migrants, qui arrivent par bateau en provenance des côtes turques" et débarquent sur les différentes îles grecques, dans l'espoir de s'installer sur le continent européen.

Les îles aux hotspots déjà surpeuplés connaissent un regain de tensions ces derniers jours à la suite de la décision de la Turquie de pousser vers les frontières européennes les nombreux réfugiés syriens qu'elle abrite.