Les élèves de l'enseignement catholique en Fédération Wallonie-Bruxelles ont massivement déserté les écoles en ce premier jour de suspension des cours en raison de la pandémie de coronavirus. 

Dans les écoles fondamentales (maternelles et primaires), le taux de présence ce lundi était de 2,16% et d'à peine 0,1% dans le secondaire, selon des chiffres recueillis par le Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC), qui scolarise la moitié environ des enfants en Belgique francophone. "On peut dire que c'est une présence minimale, bien en deçà de ce qui était attendu, mais cela ne présage pas de ce qui va se passer dans les prochains jours", commente Etienne Michel, directeur général du SeGEC. "Beaucoup de parents n'ont pas encore une solution opérationnelle pour les trois semaines à venir, mais c'est en tout cas une indication d'une prise de conscience au sein de la population".

Ces chiffres s'appuient sur un sondage mené lundi matin par le SeGEC auprès de ses 802 écoles fondamentales et 336 écoles secondaires à Bruxelles et en Wallonie, avec un taux de réponse respectif de 40% et 51%.

Face à la décision jeudi des autorités de fermer les écoles pendant trois semaines, il importe toutefois d'assurer la continuité des apprentissages pour les enfants, juge le SeGEC.

"Ces trois semaines de suspension représentent l'équivalent de 10% du temps d'apprentissage d'une année scolaire, ce qui est considérable. Ajoutées aux deux semaines de vacances de Pâques qui suivront, cela représentera au total cinq semaines de rupture de cours, soit la moitié des vacances d'été. Or, on sait qu'après des ruptures aussi longues, le délai de reprise est toujours assez long. On ne peut donc pas ne pas traiter cette question de la continuité des apprentissages", insiste Etienne Michel.

Les différents acteurs de l'enseignement doivent à ce sujet se retrouver mardi midi au cabinet de la ministre de l'Education Caroline Désir pour évoquer ces différents points.