La ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir (PS) a plaidé mercredi pour que les décisions de redoublement dans l'enseignement obligatoire cette année scolaire soient aussi limitées que possible afin de minimiser les risques de recours.

"Au vu des circonstances, le redoublement devra être exceptionnel", a commenté mercredi la ministre Désir, interrogée en commission du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "Et ces décisions (de redoublement) devront être extrêmement bien motivées", a-t-elle insisté. 

Vu la prolongation de la suspension des cours pour cause de pandémie de Covid-19 au-delà de début mai, la ministre, appuyée par les acteurs de l'école, a décidé de supprimer cette année la tenue des épreuves certificatives externes ainsi que les examens de fin d'année. En conséquence, les élèves ne seront pas autorisés à passer de classe en fonction de leurs résultats à ces épreuves, mais plutôt sur base de leur travail annuel, évalué par les conseils de classe. 

Néanmoins, en cas de décision de redoublement, le risque est grand de voir de nombreux parents contester cette décision, l'année scolaire ayant suspendu son cours normal dès la mi-mars cette année. "Il convient de prendre peu de risques pour éviter de nombreux recours", a insisté Mme Désir. Les critères de dépôt de recours devraient d'ailleurs être adaptés prochainement par le gouvernement, doté des pouvoirs spéciaux, a-t-elle précisé. 

Pour l'enseignement qualifiant, la ministre a indiqué mercredi que les élèves qui ne pourraient être certifiés dès cet été en raison de la suspension des cours pourraient voir leur année prolongée jusqu'au 1 décembre 2020 au plus tard, ce qui devrait notamment leur permettre de boucler leurs stages et autres.