Le syndicat libéral SLFP-Enseignement appelle à un arrêt de travail généralisé d'une heure mercredi matin dans toutes les écoles des réseaux officiels de Wallonie et de Bruxelles pour dénoncer les conditions de travail des personnels dans le contexte pandémique actuel.

"Les personnels de l'enseignement réclament une vaccination rapide. Depuis un an, ils ont su s'adapter aux mesures qui leur étaient imposées dans l'intérêt des élèves et se sont mis totalement au service de la société. Outre le fait que les mesures sanitaires dans les établissements leur semblent inadaptées, le ministre Vandenbroucke les remercie d'un revers de la main. C'est inacceptable alors que des pouvoirs locaux, des centres de vaccination établissent de listes pour y donner l'accès s aux enseignants", note le syndicat libéral dans un communiqué.

Celui-ci demande aussi à ce que les masques de protection soient désormais fournis gratuitement aux enseignants. "Cela fait un an que les personnels financent eux-mêmes leur sécurité", dénonce le SLFP.

Il déplore également les "mesurettes" décidées le week-end dernier par les ministres de l'Education. "Cela ressemble plus à un emplâtre sur une jambe de bois. La fermeture potentielle des salles des professeurs est difficile à avaler. Rappelons que les professeurs ne disposent pas de bureaux dans leurs établissements, ces salles sont donc de véritables espaces de travail".

Pour la rentrée générale prévue le 19 avril prochain, le syndicat réclame également un "testing efficace" pour tous les personnels.

La CGSP-Enseignement aussi sur le pont

La CGSP-Enseignement a aussi appelé mardi à un arrêt de travail dans l'officiel, mais jeudi matin pour sa part.

"Nous demandons l'application stricte des mesures sanitaires dans les écoles, à savoir la mise à disposition partout de masques et de gel hydroalcoolique", explique Joseph Thonon, président de la CGSP-Enseignement. "Nulle part dans les écoles on ne trouve de plexiglass!".

Le syndicat socialiste entend aussi mettre la pression sur le monde politique pour que les enseignants puissent bénéficier d'une vaccination prioritaire.

Si aucune mesure spécifique n'est adoptée, la CGSP mènera des actions plus dures. Elle a déjà déposé un préavis de grève pour mardi prochain, le 30 mars.