En ce qui concerne les mathématiques, l'enseignement flamand arrivait en 2019 à la 17e place, entre la République tchèque et Chypre. Il était encore à la 11e place quatre ans plus tôt. "Les garçons font significativement mieux que les filles", précise Peter Van Petegem, chercheur à l'Université d'Anvers. "Cette différence n'est pas neuve, mais elle se creuse." Il existe également un écart en fonction de l'environnement socio-économique de l'élève, qui facilite ou non l'accès à internet ou à l'aide parentale. Les résultats en mathématiques baissent dans tous les groupes, mais cette diminution est encore plus forte chez les élèves défavorisés.

En sciences, l'enseignement flamand se classe 35e, juste devant Malte et le Kazakhstan. En 2015, il était à la 31e place. "C'est un résultat très médiocre", commente le chercheur Jerich Faddar. "Les pays d'Asie du sud-est font bien mieux que nous, mais aussi les pays anglophones, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Italie..." Là encore, l'environnement socio-économique joue un rôle important, tout comme la langue parlée à la maison. Les résultats sont globalement meilleurs quand c'est le néerlandais qui est pratiqué.

Sur l'ensemble des pays étudiés, les chercheurs notent que le groupe des "bons" élèves reste stable, tandis que celui des "faibles" affiche des résultats de moins en moins probants. A l'instar d'autres études internationales, comme PIRLS et PISA, l'enquête TIMSS relève une qualité en berne dans l'enseignement.

Les résultats flamands sont jugés exécrables par le ministre régional de l'Enseignement Ben Weyts. Il estime que la moitié du temps d'enseignement en primaire devrait être consacré au néerlandais et aux mathématiques, car "ce sont les matières qui rendent toutes les autres possibles."

De la déception mais pas de surprise du côté de l'enseignement catholique et de l'officiel. Tous deux veulent que l'on se penche sur la formation des professeurs.