Çela arrivera encore: en cas de cas de Covid-19 chez des enseignants ou des élèves, des dizaines, centaines ou milliers d’enfants vont devoir respecter une quarantaine. Or, à ce stade de l’année, de nombreux parents n’ont plus ou plus assez de congés payés à prendre pour pouvoir s’occuper de leurs enfants. Le recours aux grands-parents, personnes à risque, n’est pas recommandé. Les solutions de garde pour enfant malade ne sont pas accessibles, puisque l’enfant n’est pas malade (et potentiellement à risque de Covid-19). Le "congé parental corona", qui arrive à son terme fin de ce mois, ne représente pas davantage une solution : la rémunération est extrêmement faible, il faut l’accord de l’employeur, et le congé ne peut pas être pris à temps plein. Enfin, tous les parents n’ont pas accès au télétravail, et ceux qui le peuvent rencontrent de grandes difficultés à travailler toute la journée tout en s’occupant de jeunes enfants.

La nécessité d’un congé spécifique

Les parents sont donc démunis : ils ne peuvent évidemment laisser les enfants à eux-mêmes, mais n’ont pas de solution pour s’absenter du travail. C’est pourquoi la Ligue des familles, la FGTB, les Femmes CSC et la CGSLB réclament d’urgence un congé spécifique pour les parents. Techniquement, il est possible de s’appuyer sur divers mécanismes existants (congé prophylactique, congé parental, chômage temporaire…) mais, dans tous les cas, il est indispensable d’en renforcer l’indemnisation : il n’est pas admissible qu’en cas de fermeture de classes, les parents y perdent financièrement s’ils absentent du travail alors qu’ils n’ont pas d’autre solution pour faire garder leurs enfants.

… et d’une protection contre le licenciement

Les organisations estiment également que les parents doivent pouvoir bénéficier d’une protection spécifique contre le licenciement, à l’instar de ce qui existe pour le congé de maternité. Dans ce contexte de crise économique, les parents qui se sont absentés pour s’occuper de leurs enfants en quarantaine risquent en effet de faire partie des premier.e.s travailleurs.euses licencié.e.s. Ils doivent dès lors être protégés.

La France avance déjà en ce sens

En France, le Ministre de l’Education a d’ores et déjà indiqué qu’il travaillait à un congé pour les parents en cas de fermeture d’école. Chez nous aussi, des classes ont déjà fermé et d’autres fermeront très certainement encore dans les jours et les semaines à venir : il est donc urgent que le Gouvernement fédéral s’attelle à ce problème.