Le cabinet de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny a donné ce samedi les détails de la fin d'année académique pour l'enseignement de promotion sociale.

Plus de 140.000 étudiants sont ainsi concernés. 

Voici le communiqué:

"Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé en première lecture, à l’initiative de la Ministre Glatigny, un avant-projet de pouvoirs spéciaux destiné à fixer les dispositions en vigueur pour la fin de l’année académique 2019/2020.

Ces mesures ont été élaborées en consultation avec des acteurs du terrain (représentants des fédérations des pouvoirs organisateurs, présidents et vice-présidents du Conseil Général de l’Enseignement de promotion sociale, administration, inspection et syndicats). Pour rappel, il y a 157 établissements d’Enseignement de promotion sociale en Fédération Wallonie-Bruxelles, rassemblant plus de 140 000 étudiants en 2018/2019.

La volonté de la Ministre Glatigny est de maintenir, dans la mesure du possible, le calendrier de l’année académique afin de permettre aux futurs diplômés d’entrer sur le marché du travail ou de poursuivre leur projet de reconversion professionnelle. Il s’agit de limiter l’impact de la pandémie sur le déroulement de la prochaine année académique et d’éviter un allongement des études qui génèrerait un risque accru de précarité chez les apprenants de l’enseignement de promotion sociale.

Voici les dispositions adoptées en première lecture aujourd’hui qui complètent les mesures déjà prises par circulaires :

· Obligation pour les établissements d’informer les étudiants sur les modalités d’examen 14 jours avant celui-ci, et au plus tard le 8 mai.

· Exemption du droit d’inscription, pour l’année académique 2020-2021, pour les étudiants considérés comme étudiants réguliers au 13 mars 2020 se réinscrivant dans des unités d’enseignement organisées pendant le confinement qu’ils n’ont pas pu suivre entièrement. Cette exemption concerne les étudiants qui n’ont pas présenté les deux sessions prévues.

· Possibilité d’ « évaluation continue » dans l’enseignement de promotion sociale supérieur, comme c’est déjà le cas pour l’enseignement de promotion sociale secondaire, afin de faciliter, dans le contexte de la crise sanitaire, les évaluations de fin d’année.

· Possibilité de délibérer par étudiant pour s’adapter à l’avancement individuel de chaque étudiant, et ainsi éviter l’allongement de leur parcours et le décrochage scolaire.

· Possibilité d’allonger la durée maximum d’une unité d’enseignement jusqu’au 31 décembre 2020 maximum. Cette mesure permettrait de régler bon nombre de situations difficiles, dont celles liées aux stages et aux épreuves intégrées. Elle devrait être réservée aux unités d’enseignement qui ne pourraient être évaluées avant la fin de l’année académique 2019-2020 sur base des acquis d’apprentissage et ce, lorsqu’il n’a pas été possible d’organiser les cours à distance. Le cas échéant, cette mesure se fera en concertation avec le conseil des études et les étudiants.

· Possibilité d’admettre, à titre exceptionnel, un étudiant dans une unité d’enseignement qui nécessite la réussite d’une ou des unité(s) d’enseignement pré-requise(s) et pour lesquelles il n’a pas été encore été possible, en raison du confinement, de procéder à l’évaluation des acquis d’apprentissage. Cette mesure est destinée à éviter un allongement trop important du parcours de l’étudiant. Elle sera d’application jusqu’au 31 octobre 2020 afin de laisser deux mois après la rentrée scolaire aux établissements pour régulariser la situation.

· Possibilité d’augmenter de 2 mois le délai entre la première et la seconde session de l’épreuve intégrée. Les problèmes liés à l’organisation des épreuves intégrées basées sur un examen pratique devraient pouvoir être levés par l’allongement de la durée des unités d’enseignement. De plus, pour ne pas postposer d’un an la diplomation, il est prévu d’allonger le délai maximum pour l’organisation de la seconde session.

· Mise en place de balises pour organiser des évaluations à distance."