Pour la première fois, les deux examens auront lieu de manière virtuelle, et décentralisée, de manière à respecter les précautions d'hygiène pour éviter la propagation du coronavirus, a précisé le ministre flamand Ben Weyts. Pour ce qui est des quotas, on attend encore un arrêté royal, au niveau fédéral, qui fixe le nombre de numéros Inami pour les diplômés de 2026, a-t-il fait valoir. La Flandre "profite du corona pour moderniser" ces examens, s'est réjoui le ministre Weyts. Plutôt qu'un énorme rassemblement de candidats étudiants début juillet, comme c'était le cas habituellement, l'examen pour la médecine pourra être passé dans 105 lieux différents le 25, et celui de dentisterie dans 23 endroits distincts le lendemain.

Tous les candidats, soit 4.933 pour la médecine et 1.163 pour la dentisterie, ont normalement déjà été informés du lieu qui leur a été attribué, en fonction de leur domicile.

Les inscrits sont moins nombreux que l'an dernier: ils étaient plus de 6.000 (médecine) et près de 1.300 (dentisterie) en 2019. Une des explications est qu'une grande part des candidats habituels sont des étudiants en fin de 5e humanité, qui veulent déjà se tester "pour du beurre". Cette année, le ministre Weyts les avait appelés à rester chez eux, proposant à la place, une sorte de test d'exercice en ligne.

Au niveau des quotas imposés par le fédéral pour les numéros Inami, par communauté (francophone et flamande), il manque encore l'arrêté royal nécessaire.

La Flandre avait d'ores et déjà décidé il y a plusieurs mois d'accepter davantage d'étudiants que les quotas que lui réserve le fédéral, pour "anticiper les besoins grandissants". Le ministre parle aussi de "retard historique" en Flandre, alors que la répartition des numéros Inami fait l'objet depuis de nombreuses années de vives tensions entre flamands et francophones. En réalité, de nombreux observateurs constatent qu'il y a une pénurie de médecins en Belgique, très présente dans certaines zones de Wallonie. La faute au vieillissement et à des quotas historiques fondés dans les années 90 sur des arguments (liés à une possible surconsommation médicale) dont on doute fortement entre-temps de la validité.