Tandis que les vacances de Pâques ont pris fin, les enfants et adolescents ont repris les cours ce lundi 19 avril. Si certains ont pu retrouver leurs camarades de classe dans leur établissement scolaire, d'autres ont dû se contenter de retrouvailles digitales. Face à cet enseignement hybride pour les élèves de troisième secondaire et suivantes, de nombreuses questions se posent. Le journaliste de DH Radio, Maxime Binet, a fait le tour de ces dossiers chauds avec Jean-François Nandrin, directeur de l'école secondaire du Sacré-Coeur de Lindthout.

L'année scolaire touchant à sa fin, les examens approchent à grands pas. Mais au vu des conditions compliquées dans lesquelles les cours ont été donnés cette année, faut-il s'attendre à ce que les professeurs soient plus conciliants avec leurs élèves? "Nous laissons passer plus facilement ceux qui ont des difficultés", a débuté M. Nandrin. "Mais on ne va pas non plus faire des cadeaux, car cela serait un faux cadeau pour eux pour l'année prochaine."

Hors de question également pour le directeur de l'école secondaire du Sacré-Coeur de Lindthout d'annuler la tenue des examens. "Nous pensons que nous en avons besoin pour évaluer le niveau des élèves", a-t-il détaillé.

M. Nandrin s'inquiète toutefois pour son personnel enseignant. "Je sens qu'ils ont peur", a-t-il ajouté. "Il y a de la pression et du stress." Le directeur a ainsi reçu, ce lundi matin, quatre appels de professeurs absents. "Il y a eu quelques malades lors du premier confinement, ils sont donc super prudents."

"On ne demande pas de construire une cathédrale!"

Enfin, interrogé sur les fonds européens du plan de relance destinés à rattraper le désinvestissement dans les bâtiments scolaires, le directeur a estimé que l'enseignement officiel était favorisé par rapport à l'enseignement libre. "Les chiffres sont là. (...) Nous avons 50% des élèves dans notre réseau, or il n'y a pas 50% de l'argent qui vient chez nous. (...) Est-ce qu'un élève vaut moins qu'un autre parce qu'il est dans le réseau libre ?", s'est-il interrogé. "On ne demande pas de construire une cathédrale ! Les autorités demandent de construire des écoles qui répondent aux défis écologiques. L’argent ne pousse pas sur les arbres. Il n’ y a pas de raison qu’il ne soit pas partagé."

L'entièreté de cet entretien est à retrouver en vidéo ci-dessus.