Dans le débat sur le plan de relance en Fédération Wallonie-Bruxelles, mercredi, le ministre-président Pierre-Yves Jeholet (MR) a été amené à expliquer au Parlement la clef de répartition des fonds destinés au chantier des bâtiments scolaires (300 000 euros) , avec 58,5 % pour WBE, les autres réseaux se partageant le reste.

"On a fait comme ces cinq dernières années"

“Cette clef est basée sur le financement de la politique des bâtiments, ces cinq dernières années”, a-t-il expliqué. On comprend qu'on a juste dû dupliquer la même répartition moyenne...

Le ministre-président a aussi répété que cette étape n’est qu’un premier pas dans cet épais dossier. “Il y aura des appels à projets pour le réseau libre et les autres”, a-t-il promis, comme Frédéric Daerden (PS) l'avait fait lundi.

Nous avons contacté le cabinet du ministre du Budget qui a aussi la tutelle sur WBE pour obtenir des explications supplémentaires sur la clef de répartition.

Voici ci-après les précisions reçues :

"La base de réflexion a été le financement de la politique des bâtiments scolaires de ces 5 dernières années. C’est dès lors ce qui a été fait durant la précédente législature (PS/CDH).

Vu les réflexions en cours dans le cadre du chantier des bâtiments scolaires, cette clé a été privilégiée afin de ne pas préempter les réflexions sur les mécanismes de financements à venir.

Cette clé du passé traduit la différence de nature des bâtiments. Comme certains parlementaires l’ont soulevé en commission, la Fédération Wallonie-Bruxelles, en tant que propriétaire de son parc, sera redevable devant la Commission et les régions quant à l’atteinte des objectifs de transition énergétique qui lui sont imposés.

La Fédération se doit d’être exemplaire en tant que pouvoir public. Elle ne peut donc se permettre un retard dans la mise en œuvre de sa transition écologique ou de perdre le moindre euro de subsides.

Sur l’aspect des délais de mise en œuvre des projets pour les réseaux subventionnés, une analyse des programmes existants démontre que plus de 50% des projets qui y sont soumis accuse un retard significatif (plus d'un an) par rapport aux délais annoncés initialement. Cet état de fait laisse à penser que cela sera identique pour les projets concernés par les fonds européens de relance.

Frédéric Daerden est par ailleurs dans une recherche de nouveaux modes de financement qui permettent de garantir le bien-être de tous les enfants.

Il faut aussi rappeler que ces moyens européens représentent quand même une manne de plusieurs dizaines de millions d'euros de subsides inattendus pour les PO du libre et les autres, et vont permettre de rénover, améliorer et valoriser leur patrimoine."

Un tableau est joint à l'explication. Il ventile ainsi des montants consacrés au financement des bâtiments scolaires ces cinq dernières années: 105,9 millions d'euros chez WBE, 42,5 dans l'officiel subventionné, et 32,7 millions dans le réseau libre. Ce qui, arrondi, fournit la proportion de 58,5% à WBE et 41,5% dans les autres réseaux.

Une totale transparence demanderait sans doute le détail précis de chacun de ces montants.