Entre septembre et aujourd’hui, 12 000 absences injustifiées ont été relevées dans les écoles de l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles. La ministre de l’Éducation, Caroline Désir (PS), a communiqué ce chiffre en réponse à une question d’actualité posée mercredi, au Parlement, par la députée Jacqueline Galant (MR).

"Il faut affiner cette donnée brute"

Elle a immédiatement nuancé : “Il faut maintenant affiner cette donnée brute pour connaître la cause de ces absences.” On pense au phénomène du décrochage, accentué par la pandémie. Certains parents inquiets ont, en outre, renoncé à envoyer leurs enfants en classe.

8000, l'année passée

Caroline Désir donne néanmoins une comparaison intéressante : “Pour la même période, l’année passée, le nombre des absences injustifiées ne dépassait pas 8 000.” L’augmentation est donc conséquente.

Les absences injustifiées sont signalées à partir de 9 demi-jours. Les écoles communiquent cette information à la Direction générale de l’enseignement obligatoire qui enclenche une procédure de réintégration. Une fois la barre de 20 demi-jours atteinte, il peut y avoir des conséquences sur la sanction des études voire d’éventuelles poursuites judiciaires.

"Je veux rassurer les parents"

Il faut rappeler que l’obligation scolaire a été rétablie au début de cette année scolaire, contrairement à la tolérance qui était appliquée pendant le confinement de 2019-2020. “Je veux rassurer les parents”, a encore insisté la ministre à la tribune. “Les mesures d’hygiène sont bien respectées. Il est très important pour eux que les élèves soient en classe.”