Le débat concernant la session d’examens de janvier s’est invité ce mardi en Commission Enseignement supérieur du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pendant deux heures, la ministre de tutelle, Valérie Glatigny (MR), a été soumise au feu des questions de huit députés, tous partis confondus.

Principalement au centre de l’attention : l’organisation d’examens en présentiel, ce qui devait être l’exception. On en est très loin, ont affirmé les députés, ce thème en entraînant un autre : quid du contrôle des mesures de sécurité annoncées sur place ? Si le sujet suscite autant d’émoi, c’est à cause de la crainte du virus exprimée par certains étudiants, alors que des jeunes rentrant d’un séjour en zone rouge et qui devraient respecter une quarantaine sont autorisés à interrompre leur isolement le temps de leur examen. Pourquoi ceux-là font-ils exception tandis que d’autres, en quarantaine pour des motifs différents (après un contact à haut risque ou l’apparition de symptômes) doivent, eux, rester chez eux ? Et surtout que mettent en place les institutions pour que les étudiants qui doivent s’écarter puissent encore être évalués en première session ? Ces questions n’ont rien d’anecdotique. Il se chuchote que des étudiants, en quarantaine ou même déjà testés positivement, se rendent aux examens de peur d’être relégués directement en deuxième session.

Concernant la règle ou l’exception de la session en présentiel, la ministre a précisé que la proportion d’examens sur place varie de 22 à 50 % dans les universités, et de 5 à 30 % dans les hautes écoles et écoles supérieures des arts. Plusieurs intervenants ont regretté l’absence d’uniformité dans les mesures et les décisions. "On ne fait pas du prêt-à-porter mais du sur-mesure, afin que la meilleure réponse soit trouvée pour chaque situation", a répondu Valérie Glatigny. En attendant, chaque établissement fait à sa guise, ont répliqué les députés.

La ministre ne s’est pas exprimée sur les différences de traitement en matière de quarantaine. Mais elle rappelle qu’un étudiant contaminé doit s’isoler et que les établissements sont tenus de trouver des solutions qui ne pénalisent pas les étudiants absents. En vrai, il en va autrement, ont dit certains.

Pas de report au quadrimestre suivant

Enfin, pas de réponse concernant d’éventuels contrôles des mesures sanitaires. En revanche, un chiffre : "On n’est nulle part à plus de 20 % d’étudiants présents en même temps", a affirmé la ministre qui a aussi précisé que la possibilité de reporter certaines épreuves au quadrimestre suivant n’a pas été activée et que les cours reprendront à distance après les examens, sauf les laboratoires, travaux pratiques, activités artistiques et stages, selon le protocole actuel.