Plus de 5.400 réponses ont été récoltées. Une trentaine d'étudiants était présente. Assis sur des chaises au centre de la place, certains se sont levés pour livrer des témoignages de la précarité à laquelle ils sont confrontés. D'autres ont ensuite énoncé leurs revendications, adressées à la ministre de l'Enseignement supérieur francophone, Valérie Glatigny.

Parmi les priorités des étudiants pour lutter contre la précarité se trouvent la diminution des droits d'inscription, le remboursement du matériel de cours et l'élargissement du gel du minerval à l'ensemble du cursus. Le minerval, les droits d'inscription, le prix des supports de cours, ainsi que les frais de transports et de logement constituent des obstacles à l'accès à l'enseignement et à la lutte contre la précarité, déplore la fédération.

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Selon une enquête effectuée par la FEF en novembre dernier auprès de 7.700 étudiants, la crise sanitaire a exacerbé les inégalités dans l'enseignement supérieur. Ainsi, 32% des étudiants affirment rencontrer des difficultés supplémentaires pour payer leurs études, et ce notamment à cause d'une perte totale ou partielle de leurs jobs étudiants pour 25% d'entre eux.

"Mais la précarité étudiante existait avant la crise sanitaire", souligne la présidente de la FEF, Chems Mabrouk. "Cela fait près de deux ans que la FEF réclame une réduction du coût des études. Il est temps maintenant que la ministre de l'Enseignement supérieur prennent des mesures pour lutter contre la précarité étudiante."