Le comité de concertation s’est réuni aujourd’hui afin de mettre en place une quarantaine pour tous les citoyens qui ont séjourné en zone rouge pendant plus de 48h. Toutefois, les étudiants pourraient suspendre leur quarantaine le temps de passer leurs examens en présentiel. La FEF (Fédération des étudiants francophones), qui soutient les mesures permettant de diminuer le nombre de contaminations, s’interroge sur le bien-fondé de cette décision.

Alors que les conditions de la session de janvier sont déjà particulièrement stressantes pour les étudiants, le comité de concertation vient de leur rajouter une source d’inquiétude, estime dans un communiqué la Fédération qui se dit interpellée depuis des semaines par des étudiants inquiets du déroulement des examens en présentiel. 

La Ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), a autorisé les établissements à organiser des examens sur place. C’est ainsi que 22% à 53% des examens universitaires auront lieu sur site. 

Pourtant, les établissements d’enseignement supérieur peuvent mettre en place des solutions alternatives. Les étudiants pourraient réaliser leurs examens depuis chez eux afin de ne courir aucun risque, tout en prévoyant des dispositifs luttant contre la fracture numérique. La ministre a d’ailleurs, dans la presse, demandé aux établissements de trouver des solutions pour les étudiants qui seraient en quarantaine lors de leurs examens.

La sécurité sanitaire des étudiants doit être une priorité pour nos autorités politiques. La Fédération des étudiants francophones demande au comité de concertation ainsi qu’à la Ministre de l’enseignement supérieur de revoir cette exception pour les étudiants, qui ne leur permet pas d’aborder cette session de manière sereine et qui pourrait les mettre en danger.