En raison de la crise sanitaire, le nombre de familles en difficultés a sensiblement augmenté, certaines enregistrant une chute de leurs revenus qui complique logiquement la prise en charge des frais d'études de leurs enfants.

Pour les aider, le gouvernement a décidé jeudi à titre exceptionnel, pour l'année académique 2021-2022, d'assouplir les conditions d'accès aux aides forfaitaires. Le plafond de revenus en place sera ainsi doublé durant une année, pour un coût évalué à 2,3 millions d'euros.

"Cette mesure permettra d'élargir le public cible des soutiens existants, et de contrer l'impact socioéconomique négatif de la crise sanitaire sur les étudiants", selon la ministre en charge de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR).

De manière plus structurelle, le gouvernement entend à l'avenir ouvrir également le droit aux allocations d'études aux élèves de 7e année préparatoire (spéciale maths/sciences). Les élèves de l'enseignement obligatoire pourront également bénéficier d'une allocation en cas de redoublement.

Ceci devrait générer une dépense supplémentaire de 2,5 millions d'euros par an.

L'avant-projet simplifie en outre la procédure d'octroi aux cas de garde partagée lorsqu'un des ex-conjoints refuse de fournir les documents nécessaires à la reconnaissance du dossier.

De plus, l'aide de 50 euros versée jusqu'ici aux allocataires pour payer leur abonnement SNCB sera à l'avenir étendue à toutes les sociétés de transport en commun.

Autre nouveauté: les apatrides et bénéficiaires de la protection subsidiaire pourront également solliciter une allocation d'études, comme c'était déjà le cas pour les réfugiés.

Le gouvernement a déjà prévu de lancer l'année prochaine une réflexion sur un élargissement structurel des conditions d'octroi et des montants des allocations d'études en Fédération Wallonie-Bruxelles.

L'administration de la FWB traite quelque 140.000 demandes de bourses d'études par an, dont 75.000 introduites par des élèves de l'enseignement secondaire et 65.000 émanant d'étudiants du supérieur.

Sur l'ensemble de ces demandes, le taux d'octroi de bourses atteint près de 70%, pour un montant annuel global de 68 millions d'euros, selon des chiffres fournis jeudi par le cabinet Glatigny.