Dans la foulée de la réunion organisée avec les acteurs de l'enseignement supérieur pour faire un premier point sur la fin de l'année scolaire, la ministre Valérie Glatigny (MR) a apporté plusieurs précisions.

"Tout sera mis en œuvre pour que les étudiants n’aient pas à pâtir de cette situation exceptionnelle", affirme-elle par communiqué, "et pour maintenir le calendrier académique, autant que faire se peut". La volonté affichée est de maintenir autant que possible le processus d’apprentissage. Plusieurs scénarios circulent en fonction de la durée du confinement.

Pour des mesures harmonisées

L’objectif est aussi de continuer à se concerter car "on sait que l’impact d’une décision qui serait prise par un acteur seul quant à la modification du parcours académique aurait des répercussions sur tout le paysage de la formation, y compris au Nord du pays". L’ensemble des établissements doivent pouvoir prendre des mesures harmonisées, tout en respectant bien entendu la liberté académique. "Par exemple, il ne serait par exemple pas envisageable d’annuler tous les examens dans les universités, mais pas dans les écoles supérieures des arts." Cette coordination sera prochainement objectivée lors de la réunion de la Conférence interministérielle Enseignement.

De l'aide aux étudiants qui en ont besoin

La ministre promet de soutenir les étudiants qui rencontrent des difficultés techniques et financières et de prendre en compte des spécificités de certains types d’enseignement (par exemple dans l’enseignement artistique.

Stages: au cas par cas

Concernant les stages, travaux pratiques, laboratoires, ateliers, TFE et mémoires, l’ensemble des acteurs ont convenu qu’il fallait procéder à une analyse au cas par cas, avec flexibilité, et en tenant compte du caractère exceptionnel de la situation. Le jury se verrait dans ce cadre encore renforcé dans son rôle d’évaluation des acquis d’apprentissage. Par ailleurs, la ministre a rappelé que les stages sont maintenus pour autant qu’il y ait un encadrement pédagogique et sanitaire satisfaisant. Dans le cas contraire, l’étudiant doit en informer formellement son établissement. L’établissement avertit alors par courrier électronique, dans les plus brefs délais, les autorités du lieu de stage, et analyse la situation avec celles-ci. Si l’évaluation de la situation ne permet pas la poursuite du stage, l’établissement en informe immédiatement le lieu d’accueil du stage.

La discussion se poursuivra lundi prochain avec les mêmes représentants des universités, des hautes écoles et des étudiants.