La volonté politique a été clairement exprimée de protéger le secteur. En amont, la journée avait apporté plusieurs précisions concernant les changements évoqués la veille.

Pour l’enseignement obligatoire où les cours continuent en classe pour tout le monde, l’ONE rapporte que, pendant la 6e semaine de cours (du 5 au 11 octobre), 0,19 % des élèves ont été signalés positifs au Covid-19. La proportion reste marginale mais elle continue à augmenter avec 2 021 cas confirmés chez des élèves et étudiants (contre 1 300 la semaine précédente) dont deux tiers dans le secondaire, et 598 parmi les membres du personnel (plus du double de la semaine d’avant !). Quelque 9 499 élèves et étudiants et 575 membres du personnel ont aussi été mis en nouvelle quarantaine. Les jauges de la période précédente indiquaient respectivement 5 820 et 422 écartements.

Accueil temps libre et chômage temporaire

Les douze jours du congé de Toussaint (du 31 octobre au 11 novembre) suffiront-ils à aplanir la courbe des augmentations ? C’est le but mais un problème reste à régler : qui prendra en charge les enfants qui ne peuvent pas rester à la maison ? Le secteur de l’accueil temps libre (ATL) est pressenti pour cette mission mais tous les détails restent à régler. Quel budget ? Quelle organisation ? La piste d’une prise en charge dans certaines écoles, en fonction de la demande, tient la corde. Mais si des règles plus sévères devaient frapper à ce moment-là l’accueil extrascolaire, le scénario devra changer.

"Ce service doit être accessible gratuitement à toutes les familles et pas seulement aux travailleurs de première ligne", insiste Christophe Cocu à la Ligue des familles. "Et ce, sans engendrer de perte de salaire", ajoute Myriam Delmée, la présidente du Setca. Le "chômage temporaire corona" pourra être utilisé. Il ampute partiellement les revenus mais cette perte appliquée à un ou deux jours reste limitée.

Un peu de souplesse pour les hautes écoles

Du côté de l’enseignement supérieur, la ministre Valérie Glatigny a rassemblé les acteurs vendredi matin. Le basculement en code orange a été confirmé pour le lundi 19. Le protocole (80 % de cours à distance et 20 % sur place) sera adapté afin d’y inclure le maximum de cours en présentiel pour les étudiants de première année et pour les laboratoires et cours pratiques. Plusieurs hautes écoles et écoles supérieures des arts ont demandé de la souplesse sur la date du changement. Les examens de janvier ont déjà été évoqués. L’idée est de les organiser en présentiel, ce qui dépendra du nombre maximum de personnes alors autorisées dans une même salle.