Il réagissait ainsi à une recommandation de l'immunologue Hans-Willem Snoeck.

M. Snoeck, qui travaille à l'université de Columbia (New York), affirmait mercredi dans la presse que les enfants étaient un "moteur de la pandémie".

"Si l'on ne ferme pas les écoles, nous nous retrouverons dans la troisième vague avant même la fin de la deuxième", a renchéri via Twitter Dirk Van Damme, directeur du Centre de recherche en éducation de l'OCDE.

"Oui, les enfants peuvent être contaminés, nous communiquons d'ailleurs sur le sujet toutes les deux semaines", réagit M. Weyts. "Les chiffres montrent cependant que les règles sont bien suivies, et le nombre de contaminations est relativement inférieur à celui relevé dans le reste de la société."

"Nous restons attentifs et nous accentuons nos efforts, notamment avec les tests rapides que nous avons nous-mêmes déployés", a encore souligné le ministre.

La FWB écarte aussi toute fermeture prolongée des écoles jusque fin janvier

Le ministre francophone de l'Education, Caroline Désir (PS), n'entend nullement prolonger la fermeture des écoles jusque fin janvier, comme le suggère l'immunologue Hans-Willem Snoeck.

"Nous sommes très surpris de cette analyse", a réagi jeudi la ministre socialiste.

"Nous sommes en contact permanent avec les experts mandatés par le gouvernement fédéral et leur propos n'a jamais été celui-là. En octobre, la courbe a commencé à se casser avant les vacances d'automne. Cinq semaines après la reprise des cours, on voit que l'école ne provoque pas de flambée de l'épidémie, bien au contraire. Cela montre que l'école peut être victime de l'épidémie quand elle s'accélère mais qu'elle n'en est pas le moteur", ajoute Mme Désir.

Pour elle, il faut mettre dans la balance ce qu'une telle fermeture aurait comme impact en termes de bien-être des enfants, mais aussi sur le reste de leur année scolaire.

"L'école ne peut pas être une variable d'ajustement !", insiste la ministre pour qui aucun changement n'est à l'ordre du jour.

Il a déjà été décidé et communiqué aux écoles que la rentrée du 4 janvier se ferait en code rouge, comme appliqué depuis fin octobre

Une nouvelle évaluation de la situation sera toutefois faite avant le 15 janvier prochain.