Dans le journal le Soir de ce lundi matin, la ministre de l’Enseignement Supérieur Valérie Glatigny (MR) présente son projet de réforme du décret Paysage. Parmi les mesures envisagées par la ministre figurent l’idée de réussir sa première année de bachelier en deux ans maximum, de terminer son bachelier en 5 ou 6 ans (la durée exacte doit encore être fixée) et de réduire la date d’inscription au 30 septembre. L’objectif des mesures proposées par la ministre est de contrer les effets pervers du décret paysage à commencer par un allongement considérable de la durée des études mais les annonces de Valérie Glatigny font craindre à la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) un accroissement des inégalités entre élèves.

“Ces propositions, qui ne font que mettre la responsabilité de l’échec sur l’étudiant, ne questionnent pas notre système d’enseignement supérieur et la façon dont il reproduit les inégalités sociales. Or, l’échec d’un étudiant est déterminé par sa condition socio-économique, son bagage culturel ou encore son passé scolaire. Des facteurs que la Ministre semble oublier”, déplore la fédération.

La FEF regrette également de ne pas avoir été consultée par la ministre sur ce sujet. “Nous tenons à rappeler l’importance de la consultation et de la concertation dans ce dossier majeur, puisqu’il régit le parcours et donc la vie académique de l’étudiant. Une réforme aussi importante mérite que les acteurs en soient saisis avant d’être révélée à la presse. Afin de lutter contre l’échec et les inégalités dans l’enseignement supérieur, il est nécessaire de refinancer l’enseignement supérieur ainsi que l’aide à la réussite, et de lutter contre la précarité étudiante qui ne cesse d’augmenter au fil des années. Une vraie concertation doit avoir lieu sur ce sujet.”, estime la FEF.