La conscience de l'urgence climatique est en hausse, mais les connaissances sur le sujet sont en baisse chez les jeunes, ressort-il d'une enquête menée auprès de 3.260 élèves de 5e et 6e secondaires, relayée vendredi par Le Soir, De Morgen et Het Laatste Nieuws. 

"Les connaissances d'ordre scientifique et technologique sur l'effet de serre, les transports, les énergies renouvelables sont très pauvres", explique Nico Hirtt, président de l'Aped (Appel pour une école démocratique, à l'origine de l'enquête).

"Dès qu'on entre dans des raisonnements un peu complexes, la majorité des élèves sont largués", poursuit-il. Ils le sont plus encore lorsque l'origine sociale, la langue parlée à la maison ou la filière d'enseignement entrent en jeu. Ces facteurs creusent le fossé entre élèves.

L'enquête révèle par ailleurs que les élèves sont inquiets. Un jeune sur trois estime qu'il est "déjà trop tard" pour éviter les "conséquences". La moitié craint que les impacts des changements climatiques débouchent sur des guerres - un pessimisme plus marqué chez les francophones que chez les Flamands et plus présent chez les filles que chez les garçons. A l'inverse, un jeune sur dix ne croit pas au réchauffement climatique, une idée plus répandue au nord qu'au sud.

Plus de 85% des personnes interrogées expriment leur déception face au fait que l'on ne prenne pas "les mesures nécessaires" face au changement climatique.