"Les cours sont suspendus" précise une nouvelle circulaire. De nouvelles leçons ne peuvent donc pas être données.

Pouvoirs organisateurs et syndicats étaient conviés, ce mardi, à une réunion autour de la ministre de l'Education, Caroline Désir (PS). Objectif: définir ce qu'il en est du travail à domicile pour les élèves pendant la suspension des cours, d'ici la fin des vacances de Pâques. Objectif: assurer la continuité des apprentissages. "Des travaux à domiciles peuvent être prévus", stipule la circulaire envoyée à toutes les écoles, "mais en respectant plusieurs balises pour assurer l'égalité de tous les élèves devant les apprentissages".

1. Pas de nouvelle matière

En aucun cas, les travaux ne peuvent porter sur des apprentissages qui n'ont pas été abordés préalablement en classe. La logique doit être celle prônée par le Pacte d'excellence: remédiation, consolidation et dépassement.

2. Dans un temps raisonnable

Les travaux demandés doivent être proportionnés dans le temps à y consacrer, et donc dans le contenu. Divers éléments doivent être pris en compte, comme l'absence d'accompagnement pédagogique. "Les élèves seront parfois seuls à la maison, le travail doit donc pouvoir être réalisé en toute autonomie." Obligation, pour les enseignants du secondaire qui sont plusieurs à donner cours aux classes, de se coordonner à ce propos avec leurs collègues.

3. Seulement si tout le monde est équipé

Si un enseignant recourt au travail en ligne, il doit d'abord s'assurer que tous les élèves disposent du matériel et du soutien pour s'y consacrer dans de bonnes conditions.

4. Maintenir du lien

A propos de technologie, il est vivement recommandé de l'utiliser pour maintenir du lien social avec et entre les élèves.

5. Pas d'évaluations "qui comptent"

Les travaux ne pourront pas faire l'objet d'évaluations sommatives. Ne comportant pas de notes, elles serviront à ce que chacun puisse savoir où il en est.

6. Et les examens?

Concernant les évaluations de fin d'année, il est trop tôt pour se prononcer. Une décision sera prise à la fin des vacances de Pâques. Une chose est claire conclut la circulaire: "les circonstances exceptionnelles ne pourront porter préjudice à la scolarité des élèves" .