A l'heure actuelle, le statut d'étudiant finançable dépend notamment d'un calcul des crédits obtenus par l'étudiant, et donc de sa réussite dans ces matières. Or, la pandémie de coronavirus a profondément bouleversé le deuxième quadrimestre des études supérieures, avec des cours organisés à distance, des stages reportés, un manque d'encadrement ou de lieux d'études, la modification des modalités d'examen, etc.

Dans ce contexte, la Fédération des étudiants francophones, la Fef, avait demandé que les critères de finançabilité soient revus cette année afin de permettre à tous les étudiants de poursuivre leur cursus. La majorité arc-en-ciel (PS-MR-Ecolo) avait saisi la balle au bond et déposé une proposition de décret. Le texte a été approuvé en plénière par 74 voix pour (majorité ainsi que PTB) et 12 abstentions (cdH et DéFI).

Autre texte attendu, le projet de décret en vue de lutter contre la pénurie d'enseignants a été approuvé par 74 voix pour (majorité plus cdH et DéFI) contre 12 voix du PTB. Ce texte gouvernemental contient surtout des dispositions visant à contourner une série de blocages liés notamment aux statuts, en vue de la rentrée prochaine.

Deux autres textes ont reçu l'unanimité. Le premier porte sur les refus d'inscription d'élèves: au vu de la pandémie de Covid-19 et du décrochage scolaire qui pourrait menacer certains élèves dans l'enseignement obligatoire, les refus de réinscription ne seront autorisés que dans des cas considérés comme particulièrement graves. Normalement, le refus de réinscription doit être notifié au plus tard le 5 septembre. Avec cette modification, aucun refus ne pourra être notifié entre l'entrée en vigueur de la disposition et le 5 septembre prochain, sauf s'il est justifié par l'un des critères exclusivement listés permettant une exclusion définitive.

Le second texte à avoir été validé par tous les députés fournit une base décrétale à des aides au cinéma et à la création audiovisuelle décidées par pouvoirs spéciaux ces derniers mois.

Un dernier texte a reçu l'unanimité moins deux abstentions ; il octroie, pour l'année scolaire prochaine, des moyens supplémentaires dans l'enseignement différencié, à la suite de la crise du Covid-19.