Le basculement vers l’enseignement à distance intervenu à la fin du mois d’octobre et les conditions d’organisation de la session de janvier étaient à l’origine de craintes multiples, rappellent les recteurs qui se disent plutôt apaisés par les résultats obtenus (tout en signalant que l'ensemble des notes n'a pas encore été communiqué).

"92% de participation et 70% de réussite"

"Le taux de participation effective aux examens est similaire à celui des sessions de janvier des dernières années (92%, alors qu'on était à 91% les trois années précédentes) et le taux de réussite des examens présentés est supérieur (70% au lieu des 67% depuis 2017-2018)", indiquent les recteurs. 

Si on calcule le pourcentage sur l'ensemble des épreuves qui auraient dû être présentées, en tenant compte des étudiants absents, on obtient en moyenne, pour toutes les universités et l'ensemble des étudiants inscrits en Bac et en Master, 64% (70% de 92%) des épreuves réussies (au moins 10/20). A peu près comme d'habitude.

La tendance est la même pour les premières années, avec un taux de participation de 90% mais seulement 57% des épreuves réussies (ce qui fait un total de 51% de réussite -57% de 90%- sur l'ensemble des étudiants inscrits en première année). 

"Les difficultés semblent avoir été surmontées"

Malgré les circonstances, les difficultés redoutées au niveau des résultats académiques semblent donc avoir pu à nouveau être surmontées, estiment les recteurs dans leur communiqué. Et d'en conclure qu'il n’apparaît dès lors pas nécessaire d’offrir des possibilités additionnelles de présentation des examens, ni de suspendre les règles régissant la finançabilité. 

Ainsi, l’extension du nombre possible de présentations d’un même examen au sein d’une année académique ne se justifie pas au regard des résultats et, surtout, pourrait constituer un piège pour certains étudiants qui décideraient de surcharger leur session de juin et pourraient dès lors compromettre l’issue de celle-ci.

Pour une reprise des cours en présentiel

Cela étant, les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles relancent leur appel pour que les cours reprennent en présentiel, au moins en partie et que l’interaction directe puisse reprendre à un niveau approprié. 

Leur volonté de soutien, tant à l’égard des étudiants que des enseignants, les amènera à consentir les efforts nécessaires sur le plan de l’organisation pour s’assurer du respect des mesures sanitaires strictes appliquées par elles durant la session de janvier qui n’a pas été une source de contamination. Les universités confirment leur confiance dans le sens des responsabilités de leurs étudiants et ne doutent pas qu’ils s’inscriront dans cette logique et que le retour dans les auditoireds sera un succès tant du point de vue pédagogique que de celui du contrôle de la pandémie.