Certains élèves de primaire et de secondaire vont reprendre lundi le chemin de leur école, pour un ou deux jours par semaine. Parallèlement, on sait déjà qu'il ne s'agira pas d'une fin d'année 'comme les autres', puisqu'il n'y aura pas de sessions d'examens pour évaluer les connaissances de l'élève et déterminer éventuellement sa réussite ou son échec. Si une circulaire de la ministre de l'Education Caroline Désir a déjà précisé fin avril aux acteurs de l'enseignement que le redoublement d'élèves dans ce cadre devra être "exceptionnel", ce n'est pas pour autant qu'"on va laisser passer tout le monde", a assuré jeudi matin au micro de La Première (RTBF) le ministre-président de Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet. "Le gouvernement de FWB va se pencher aujourd'hui sur la question des conseils de classe", précise le ministre-président. Mais "non, on ne va pas laisser passer tout le monde", répond-il aux questions.

Sans session d'examens, "les jurys et conseils de classe auront un rôle encore plus important à jouer que les années précédentes", rappelle-t-il. Dans ce cadre, "les redoublements devront être l'exception", comme l'a déjà précisé la ministre compétente Caroline Désir, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas.

"Si redoublement il y a, il y aura d'abord un dialogue avec l'enfant et les parents. Le but, évidemment, est de ne pas avoir toute une série de recours. Tout sera fait pour privilégier le dialogue", résume Pierre-Yves Jeholet.

Le ministre-président indique comprendre par ailleurs les inquiétudes des parents à l'approche de la "rentrée" et alors que le coronavirus est toujours bien présent en Belgique, tout comme la position du Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC), qui chapeaute l'ensemble des pouvoirs organisateurs des écoles du réseau catholique. Ce dernier a appelé ses écoles cette semaine à ne pas reprendre les cours lundi prochain, mais le lendemain. L'approvisionnement en masques et en gel désinfectant pour les écoles est "une course contre la montre", admet Pierre-Yves Jeholet, mais la FWB est pour le moment "dans les temps" (500.000 masques en tissu sont attendus en cette fin de semaine, et la distribution aux écoles devrait se faire ce week-end, NDLR). Si une école n'a pas de masques pour ses enseignants et ses élèves à partir de 12 ans, elle ne rouvrira pas, "c'est une condition", rassure-t-il.