Les jeunes d’aujourd’hui sont les adultes de demain... Et ces derniers seront high tech ou ne seront pas... Pour les préparer au mieux à l’avenir tout en les amusant, en suscitant leur intérêt et en les ouvrant aux nouvelles technologies, BeMaker a lancé un projet original et unique en son genre à Bruxelles et en Wallonie : le techtruck, une espèce de bus technologique, qui part à la rencontre des jeunes.

© Fondation Engie

Le projet BeMaker est né d’un concours de circonstances. « Avec mes partenaires, nous avions une expérience professionnelle dans les nouvelles technologies telles que le prototypage, les imprimantes 3 D, etc., note Yorick Schetgen, fondateur et responsable de BeMaker. J’ai pu observer ce qui se faisait dans d’autres pays, et mon constat a été le suivant : il existe déjà de nombreux FabLab en Belgique – des lieux de partage de technologies –, mais les jeunes ne s’y rendent pas... L’idée de se déplacer vers eux, de partir à leur rencontre, a alors émergé... ».

Une lutte « intelligente » contre le décrochage scolaire

© Fondation Engie

En stimulant l’intérêt des jeunes de façon décalée et ludique, BeMaker permet aussi de lutter contre le décrochage scolaire et les inégalités sociales. Concrètement, l’association a transformé un foodtruck en bus scientifique – techtruck - avec de nombreuses expériences comme des imprimantes 3D, des robots… « Nous nous rendons aujourd’hui dans les écoles mais aussi les associations de quartier, et partons à la rencontre des jeunes. Cela permet de toucher tous les enfants tout en les éveillant à de nouvelles perspectives d’avenir, et en leur donnant à tous les mêmes chances d’accéder aux technologies de demain... ».

Le gabarit du techtruck permet aussi de se déplacer dans l’enceinte même des établissements scolaires, mais aussi en ville, dans le Brabant wallon, de façon aisée. « Auparavant, nous nous déplacions en bus, ce qui limitait notre mobilité, car le véhicule était très imposant. Nous sommes aujourd’hui beaucoup plus flexibles, et avons entamé certains partenariats (UCL, ULB - Scientothèque, Erasmus Hogeschool à Bruxelles) pour avoir plus d’impact et surtout être structurellement efficace ».

Des enseignants-formateurs

Le second volet de BeMaker est la formation des professeurs. « Dans les écoles qui montrent un intérêt particulier, nous accompagnons les enseignants pour une dizaine de séances afin qu’ils puissent eux-mêmes former les jeunes par la suite. Il s’agit d’un cercle vertueux qui pérennise notre action. »

A l’heure actuelle, alors que la crise sanitaire est toujours en cours, BeMaker initie les élèves en activité parascolaire. « Nous formons les jeunes aux technologies et outils numériques, mais pas seulement au niveau de la programmation. En effet, la créativité est également au centre des préoccupations : les jeunes peuvent créer des objets matériels comme de petits robots, du stop-motion (des photos ralenties dans leur mouvement qui créent une vidéo), ou encore une mini station météo qui intègre des capteurs de température ou de taux d’humidité... »

La formation des enseignants se poursuit, quant à elle, via visio-conférence afin de continuer à cocréer le projet.

Le soutien essentiel d’une fondation

L’impact de BeMaker a pris de l’ampleur grâce à l’aide de la Fondation ENGIE, qui les soutient depuis 2019. « Le support de la Fondation ENGIE nous est précieux : il nous a notamment permis de professionnaliser les ateliers, de développer les nouveaux contenus pédagogiques (par exemple cette année avec l’Intelligence Artificielle) et d’acheter des équipements et du matériel... Ce soutien nous a aussi permis de pallier les frais d’opération et de fonctionnement du techtruck. Aujourd’hui, ce sont plus de 1000 jeunes par an qui découvrent les métiers de la technologie », précise Yorick Schetgen.

Il existe, en outre, un lien entre BeMaker et ENGIE. « Notre projet fait le pont entre l’enseignement, les élèves d’humanité et les besoins des entreprises pour les métiers techniques. On y trouve aussi, des deux côtés, beaucoup de technologie et d’ingénierie. »

A noter qu’un appel à projets de la Fondation ENGIE est en cours : les associations ont jusqu’au 31 mars pour soumettre leur candidature... Une occasion à saisir ! La Fondation ENGIE encourage l’inclusion des jeunes par l’éducation, la culture et le sport. Depuis son lancement en 2013, 72 000 enfants ont déjà reçu un coup de pouce : une aide financière, mais aussi du mécénat de compétences de la part des experts d’ENGIE et l’accès au réseau de la Fondation.

Envie d’être soutenu comme BeMaker et de concrétiser votre projet ? N’attendez plus, rendez-vous sur la plate-forme de la Fondation ENGIE !