Fraichement diplomé ? Pas évident de rentrer sur le marché du travail en pleine pandémie. Les offres d'emploi se font parfois rares et le nombre de chômeurs augmente.Y compris chez les jeunes. En mai, le Forem a enregistré 37.196 demandeurs d'emploi de moins de 25 ans, soit une augmentation de 14,8%. Un chiffre auquel vont venir s'ajouter les nouveaux diplômés. Chaque année, ils sont près de 30.000 jeunes Wallons et 6.000 Bruxellois à s'inscrire pour la première fois comme demandeur d'emploi. Cet été sera-t-il noir pour les nouveaux candidats ? Heureusement, pas pour tout le monde. Certains employeurs peinent même à recruter du personnel. Le Forem et Actiris ont chacun épinglé pour leur région une centaine de fonctions qui offrent de bonnes perspectives d'emploi.

Mais quel type de candidat trouvera le plus rapidement un travail ? Premier atout : le diplôme. Les détenteurs d'un baccalauréat ou d'un master ont le plus de chance d'être engagés. Selon Actiris, ils sont plus de 75% à trouver un poste la première année. Avec un diplôme du secondaire, les chances sont rabattues à 50%. Sans diplôme, cette part diminue encore : à peine une personne sur trois trouve un travail la première année.

Les formations qui mènent directement aux fonctions en pénurie donnent presque automatiquement accès à un emploi. Cela concerne autant des cursus universitaires que techniques. On y retrouve par exemple, les formations en cuisine, boulangerie, boucherie ou construction. Les études d'informatique, de sciences, de comptabilité et de l'enseignement continuent à offrir de nombreuses débouchées pour leurs étudiants.

Le manque de personnel paramédical mis en lumière par la crise

Plusieurs professions paramédicales font leur apparition cette année dans les listes des Offices wallons et bruxellois pour l'emploi. Infirmiers, aide-soignants et médecins en première ligne lors de la crise du coronavirus ont traversé la première vague malgré de nombreux manques, dont celui de personnel. A Bruxelles et en Wallonie, on recherche des pharmaciens, des aide-soignants, des infirmiers et des médecins. Dans la capitale, les généralistes et les spécialistes sont en pénurie de personnel. La Wallonie, quant à elle, a surtout besoin de généralistes.

Les filières porteuses d'emploi 

Actiris a établi une liste des filières selon le taux d'insertion pour la région de Bruxelles-Capitale. C'est l'enseignement qui reste en tête, suivi du travail social, du paramédical et des études d'infirmier. On retrouve ensuite la psychologie, les sciences économiques et l'informatique. 

© Actiris

Des exemples de cursus dans des secteurs où la pénurie de personnel est grande

Envie d'entamer des études universitaires ou en haute école ? Dans le supérieur, plusieurs cursus parfois peu connus offrent des garanties d'emploi élevées, au vu de la pénurie à laquelle le secteur fait face. Citons par exemple dans la liste d'Actiris pour Bruxelles, trois bacheliers professionnalisant : bac en ergothérapie, bac en électromécanique, bac en informatique ; et deux programmes en deux cycles ( baccalauréat et master) : sciences biomédicales et ingénieur industriel. En Wallonie, la liste du Forem est un peu plus longue. Ces cinq orientations y figurent : bac en construction, bac en dessin des constructions mécaniques et métalliques, bac en prévention sécurité industrielle et environnement, master en gestion globale du numérique, ou encore master en sciences des données.


Jamais trop tard pour se former

Actiris et le Forem proposent une liste de formations pour les métiers en pénuire. Les demandeurs d'emplois peuvent dans certaines conditions reprendre des études à plein temps pour ces métiers sans perdre leurs allocations de chômage.