"Nous comprenons la volonté du gouvernement de faire aboutir cette réforme mais nous dénonçons l'accélération brutale et le travail à la hussarde dans un contexte de crise sanitaire particulièrement chronophage et anxiogène", soulignent la CSC-Enseignement, la CGSP-Enseignement, le Setca-SEL, le SLFP et APPEL (CGSLB) dans un communiqué commun.

"Les réformes dans l'enseignement se succèdent sans être ni évaluées ni remises en question. Le fait que, dans le cadre du Pacte pour un enseignement d'excellence, des dossiers particulièrement sensibles soient actuellement sur la table ne facilite pas l'adhésion des personnels", ajoutent ceux-ci.

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé la semaine passée de revoir dès 2022 les vacances scolaires, en raccourcissant de deux semaines celles de juillet et août au profit d'un allongement des vacances de Toussaint et de Carnaval.

Toutefois, "le fait que l'ensemble des Communautés du pays ne réforment pas les rythmes annuels au même moment engendre les plus vives inquiétudes, notamment dans les régions limitrophes où les enseignants partagent parfois leur charge entre les Communautés", poursuit le front commun, qui estime la réforme "pas assez aboutie" au stade actuel.

Les syndicats pressent en conséquence le gouvernement à entamer une "véritable concertation" sur ce sujet. Ils aimeraient notamment y voir plus clair sur la gestion des jours blancs (pendant les corrections et les conseils de classes, ndlr), la garantie administrative et pécuniaire des profs temporaires, la politique d'accueil extra-scolaire, l'impact de la réforme sur les stages du 4e degré de l'enseignement (professionnel), etc.