Les ministres de l'Education Caroline Désir, Ben Weyts et Harald Mollers ont présenté les différentes mesures concernant la rentrée scolaire de septembre.

Les ministres de l'Education des Communautés française, flamande et germanophone se sont mis d'accord sur un plan commun pour l'organisation de la prochaine rentrée scolaire en fonction de l'évolution de la pandémie de Covid-19, ont-ils annoncé mercredi lors d'une conférence de presse conjointe. "Le coronavirus va rester une réalité, également à la rentrée prochaine. On a dès lors voulu un cadre précis pour les établissements, les élèves et les parents", a commenté Caroline Désir, la ministre francophone de l'Education.

Quatre scénarios sanitaires ont été élaborés avec des modalités propres concernant la présence des élèves en classe en fonction de leur groupe d'âge.

Ainsi, pour l'enseignement maternel et primaire, tous les enfants, même dans les phases les plus critiques de la pandémie, seront attendus en classe tous les jours de la semaine. Selon les pédiatres, les moins de 12 ans sont en effet moins affectés par le virus et moins transmetteurs.

En cas d'enfant malade dans une classe, sa "bulle de contact" sera alors fermée et confinée, comme cela est déjà pratiqué aujourd'hui.

Dans le secondaire en revanche, le plan de bataille est plus évolutif.

L'enseignement ne reprendra pour 100% des élèves et cinq jours par semaine uniquement dans l'éventualité d'un retour en phase verte (vaccin disponible ou immunité collective).

En phase jaune (qui correspond à la situation sanitaire actuelle, avec une faible circulation du virus), les élèves n'iront en septembre prochain à l'école que quatre jours par semaine.

Le mercredi, ils resteront chez eux avec du travail à domicile.

Dans cette phase jaune, les élèves devront porter un masque lorsque les distances de sécurité ne peuvent être respectées dans l'école. Les cantines seront toutefois autorisées à rouvrir.

Les écoles continueront à appliquer les règles strictes actuelles en matière d'hygiène, d'aération des locaux, etc.

Toutefois, si le virus devait faire un retour systématique (phase orange), voire massif (phase rouge) à l'automne, toutes les classes du secondaire seront alors scindées en deux groupes. Les élèves n'iront plus que deux jours en classe par semaine. Les deux autres jours, ils bénéficieront d'un enseignement à distance.

C'est le Conseil national de sécurité (CNS) qui décidera du passage d'une phase sanitaire à une autre. Les écoles disposeront du "temps nécessaire" pour adapter alors leur mode d'enseignement, mais sans délais précis.

Le passage d'une phase à une autre pourrait toutefois être circonscrit à une zone géographique limitée si un foyer important devait être localisé dans une commune ou une région bien précise, sans généralisation donc à l'ensemble du pays.

Des dispositions propres pour l'enseignement en alternance, ainsi que pour les académies, ont également été arrêtées.

L'adoption de ce plan de bataille commun aux trois Communautés pour la prochaine rentrée scolaire tranche en tout cas avec les divergences apparues entre Communautés fin avril, et le cavalier seul pratiqué alors par la Flandre en matière de retour à l'école.

Les codes couleurs et ce que cela implique

Pour arriver au scénario vert, il faut soit un vaccin, soit une immunité collective.

Dans le scénario jaune, c'est-à-dire celui de la situation médicale que l'on connaît actuellement, il est prévu que les secondaires soient présents 4 jours sur leurs bancs d'école. Le mercredi, ils resteraient chez eux avec du travail à domicile.

Le scénario orange serait appliqué dans le cas d'une situation plus tendue sur le plan médical. Les classes de secondaires seraient alors scindées en deux et les cours se donneraient en alternance.

Enfin, le quatrième scénario, le rouge, repose sur une situation sanitaire aigüe. Dans ce cas, les classes de secondaires seraient aussi scindées en deux et les cours se donneraient en alternance, mais les mesures sanitaires seraient plus strictes. Les gestes barrières seraient renforcés.