Elle l'a précisé ce mardi par communiqué et par circulaire.

"La situation sanitaire rend la réalisation des stages pratiques nécessaires à la diplomation très complexe pour certains étudiants", souligne la ministre qui distingue trois types de filières.

1. Les formations menant à des professions non réglementées

La ministre Glatigny appelle à adopter une interprétation souple, innovante et évolutive du concept de stage. Un étudiant qui doit faire un stage d’observation en entreprise pourrait par exemple faire valider les heures passées en visioconférence avec son maître de stage comme heures de stage valables.

Si, malgré cette conception souple, des problèmes devaient persister, il appartiendrait aux jurys d’examiner les situations au cas par cas et de prévoir des dispositions alternatives.

2. Les formations menant à des professions réglementées à caractère pédagogique (instituteurs dans l’enseignement fondamental et professeurs dans l’enseignement secondaire et l’enseignement artistique à horaire réduit)

La ministre appelle les établissements à tenir compte du caractère hybride que revêt actuellement une partie de l’enseignement. Tant les heures de stage en présentiel qu’à distance pourraient donc être valorisées, et des ajustements seraient possibles pour permettre de diplômer sans retard au plus vite les professeurs de demain.

3. Les formations relevant d’une directive européenne (dentiste, médecin, vétérinaire, pharmacien, infirmier responsable de soins généraux, sage-femme, architecte) ou d’une législation fédérale (kinésithérapeute et professions paramédicales) 

Les prescrits minimaux en matière de stages doivent être respectés. Dans un contexte de surcharge des structures de soins et de maintien de l’activité essentielle relevant du traitement d’autres pathologies, il est toutefois essentiel de permettre aux étudiants dans les filières médicales et paramédicales de réaliser leurs stages, de venir renforcer les équipes dans les établissements de soins et d’obtenir le plus rapidement possible leur diplôme. 

C’est pourquoi la ministre a élaboré, en collaboration avec de nombreux acteurs de terrain, une charte destinée à garantir la continuité des stages de près de 30.000 étudiants infirmiers, paramédicaux et médecins, dans des conditions optimales de sécurité et d'accompagnement.

"L’appel lancé aujourd’hui à l’ensemble des établissements a pour objectif de permettre la diplomation dans les meilleurs délais d’un maximum d’étudiants. Mais nous savons bien sûr que chaque situation est particulière. Pour toute question spécifique, nous invitons donc les étudiants à se tourner vers leurs établissements", conclut Valérie Glatigny.