La CIM Santé publique, en collaboration avec les ministres de l'Enseignement, a approuvé ce mercredi un projet pilote qui devrait permettre de détecter précocement les éventuelles infections dans certaines écoles.

"Il est crucial pour nos enfants et nos jeunes que les écoles puissent rester ouvertes. C'est pourquoi les infections doivent être détectées et les épidémies contenues rapidement. Différentes mesures sont déjà prises et des travaux sont en cours pour construire un nouveau mur de défense autour de nos écoles", lit-on dans le communiqué publié en fin de réunion.

Facile et rapide

Dans le cadre de ce projet, les enseignants et le personnel d’encadrement prélèveront chaque semaine leur propre salive matinale à la maison. Cette salive sera ensuite testée sur Covid-19 au moyen d'une analyse PCR. Comme cette salive sera prélevée à domicile, il n'y a aucun risque d'infecter d'autres personnes durant le prélèvement, aucun matériel de protection n'est nécessaire, aucun personnel supplémentaire n'est requis, etc. Ces tests de salive sont donc un moyen relativement facile de détecter précocement les éventuelles infections et d'éviter que des élèves, des classes ou des écoles entières soient infectés.

La phase pilote durera six semaines

Pour soutenir les enseignants et le personnel d’encadrement participant au projet et pour créer un sentiment d'engagement commun, une campagne motivationnelle sera également lancée en parallèle dans les écoles participantes. Cette campagne s'adresse non seulement aux enseignants et au personnel de soutien, mais aussi à tous les élèves et à leurs parents.

Le projet débutera avec quelques écoles pilotes (sur une base volontaire) dans l'enseignement fondamental et secondaire en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre. Dans cette phase pilote, environ 2 500 enseignants et/ou membres du personnel d’encadrement au total sont impliqués. La sélection et la coordination des projets sont effectuées par les entités fédérées.

Le projet commencera la semaine du 22 février pour une durée de six semaines. Cofinancé par les entités fédérées et l’autorité fédérale, il sera évalué après trois et six semaines.