Il s'agit d'une première en Fédération Wallonie-Bruxelles, selon l'université bruxelloise.

Si des aides étaient déjà accordées aux étudiants jeunes parents et étudiantes enceintes, les règlements de l'université n'abordaient pas explicitement ces situations. Avec l'octroi de ce statut, les étudiantes peuvent désormais bénéficier d'aménagements avant et après leur accouchement, en "tenant compte de différents facteurs tels que l'état de fatigue important, d'éventuelles complications médicales, la période d'allaitement", liste l'ULB.

Être enceinte, avoir récemment accouché ou allaiter son enfant peut également mener l'étudiante à être écartée de stages et/ou de pratiques de laboratoires, en raison des risques encourus. Dans de tels cas, le statut d'étudiante spécifique permettra à la femme concernée d'obtenir les informations nécessaires "quant aux modalités d'évaluations alternatives ou la possibilité de replanification par exemple".

Des personnes référentes sont désignées dans chaque faculté de l'ULB pour aider les étudiantes et étudiants à besoins spécifiques. Le statut permet aussi aux facultés de mettre en place "des aménagements raisonnables tout en garantissant la qualité de (la) formation".

"Ce statut accordé aux étudiantes enceintes et jeunes mamans mais également aux jeunes papas, en fonction des situations, vient compléter le dispositif mis en place par l'Université pour encadrer ces étudiantes et étudiants durant leur parcours universitaire", se réjouit dans un communiqué Alain Levêque, vice-recteur aux affaires étudiantes.