"Les étudiants positifs doivent se mettre en isolement et prendre contact avec leur établissement pour voir quelles alternatives peuvent leur être proposées", a indiqué la ministre, mardi, en commission du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en réponse à plusieurs questions de députés.

En l'absence de la possibilité de présenter tous leurs examens en distanciel, des étudiants porteurs du Covid ont fait état ces derniers jours sur les réseaux sociaux de leur intention de passer malgré tout leurs examens en présentiel, ceci afin d'écarter tout risque de se retrouver d'office en seconde session.

Devant les députés, la ministre a rappelé que chaque établissement d'enseignement supérieur est tenu de déterminer les modalités de rattrapage qui s'appliquent aux étudiants qui tombent malades durant leur session d'examens.

Et avant le début des examens, elle les a d'ailleurs encouragés à prolonger la session de janvier des étudiants concernés pour "cause de force majeure".

Pour rappel, les étudiants invités à se mettre préventivement en quarantaine suite à un séjour récent à l'étranger doivent eux aussi rester chez eux.

Ceux-ci sont néanmoins autorisés à interrompre leur quarantaine quelques heures, soit le temps strictement nécessaire pour passer leurs examens prévus en présentiel lors de cette session.

L'organisation de cette session d'examens de janvier a donné lieu mardi à un long échange entre la ministre et les députés, notamment sur la latitude laissée aux établissements de déterminer eux-mêmes le nombre d'épreuves qu'ils organiseraient en présentiel, malgré le code rouge appliqué depuis l'automne dans tout l'enseignement supérieur.

Des députés -tant de la majorité que de l'opposition- se sont ainsi étonnés des grandes disparités constatées entre les différentes universités francophones, certains estimant que toutes n'avaient pas respecté la circulaire ministérielle visant à limiter les recours aux épreuves en présentiel à des cas limités et bien précis (examens avec dimension pratique, etc.).

"La majorité des examens (de janvier) se tiendra à distance", a toutefois assuré mardi Mme Glatigny.

Si beaucoup d'épreuves se feront effectivement en présentiel, une bonne part d'entre elles seront sous forme d'examens oraux, ce qui permet une rotation des étudiants tout au long de la journée, à l'inverse des examens écrits qui entraînent, eux, une concentration physique d'étudiants à un même endroit à un même moment, a-t-elle fait valoir.

Mme Glatigny a d'ailleurs détaillé le pourcentage moyen d'épreuves prévues en présentiel lors de cette session.

Pour les universités, ce taux variera de 22% (ULB, UMons, UNamur) à 47% (ULiège), et même 50% à l'UCLouvain, mais jamais avec plus de 10% des étudiants en même temps sur site, a-t-elle assuré.

"La donnée la plus importante, c'est le taux de présence simultanée sur site. Et celui-ci ne dépassera jamais les 20% (BIEN 20)", selon la ministre.

Dans les Hautes écoles et les Ecoles supérieures des arts -lesquelles comptent pour la moitié de la population estudiantine en FWB-, le pourcentage d'épreuves en présentiel fluctuera ici entre 5 et 30%.

Suite aux reportages télé diffusés lundi, Mme Glatigny a annoncé mardi qu'elle allait envoyer un nouveau message aux établissements pour qu'ils prennent bien les mesures nécessaires pour éviter tout attroupement d'étudiants à l'entrée des auditoires où sont organisées les épreuves.