Les quatre étudiants louvanistes qui devaient se rendre en Chine au cours du semestre dans le cadre d'un programme d'échange vont être réorientés vers d'autres pays, a confirmé lundi à Belga l'UCLouvain. 

Même s'ils ne devaient pas se rendre dans une région proche du foyer épidémique, la direction de l'établissement a tout de même choisi de les faire changer de destination. L'université explique que ses étudiants devaient se rendre dans des régions éloignées de Wuhan, épicentre de l'épidémie de coronavirus en Chine. Néanmoins, par souci de prévoyance, l'institution a choisi de nouvelles destinations pour éviter tout problème si la situation venait à dégénérer. Ainsi, les étudiants éviteront de compromettre leur semestre d'études.

À l'ULiège, le corps enseignant n'a pas pris de mesures particulières. Cinq étudiants se trouvaient en Chine au premier quadrimestre, mais ils étaient déjà revenus lorsque l'épidémie s'est déclarée à Wuhan. Aucun voyage en Chine n'est prévu pour le reste de l'année scolaire. La situation sera évaluée au moment des nouvelles demandes d'Erasmus et de stages.

Idem à l'UNamur, chez qui aucun étudiant n'a prévu de se rendre vers l'Empire du Milieu. Contactée à ce propos, l'ULB n'a pas encore répondu.

Au nord du pays les universités d'Anvers et de Louvain ont annoncé jeudi qu'elles n'autoriseraient plus leurs étudiants à rejoindre la Chine dans le cadre d'un stage, d'un Erasmus ou d'un projet de recherche. L'université de Gand n'a pour l'instant pas formulé de telle interdiction à l'égard de ses étudiants et explique suivre les recommandations du SPF Affaires étrangères.