De nombreuses mesures de sécurité ont été prises. Mais les pompiers demeurent circonspects.

Au lendemain de l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, on s’interroge sur les moyens dont disposeraient les pompiers qui seraient appelés à intervenir, notamment sur les cathédrales de Tournai, Bruxelles et Liège.

Plus longue (134 mètres) et plus haute (83 mètres) que l’édifice parisien, la cathédrale Notre-Dame de Tournai, de style gothique et roman, date du XIIe siècle et est en travaux depuis une vingtaine d’années.

"En cas d’incendie, il existe un plan interne mais il doit être revu. Il faudra retravailler la procédure pour la protection des objets de valeur", a expliqué le major des pompiers Olivier Lowagie. Qui épingle les toitures en bois et propose un système automatique d’extinction dans les tours.

La Province de Hainaut, propriétaire de la cathédrale et maître d’œuvre du chantier, rappelle, elle, l’existence d’un système de détection d’incendie dans les charpentes en bois de la partie gothique et du transept et, dans les tours, la présence d’un dispositif de colonnes sèches et de prises pompiers contrôlé en février. Les portes coupe-feu ont par ailleurs été remplacées et les parties restaurées ont été équipées de paratonnerres.

Colonnes sèches et système de détection

À Liège, un système de détection incendie "ultramoderne" a été installé sur les charpentes de la cathédrale Saint-Paul qui ont été rénovées. À terme, l’ensemble sera raccordé à une centrale. Le chantier se déroule actuellement au niveau des parties collatérales. Ces travaux, subsidiés par la Région wallonne, devraient encore durer un an et demi. Il conviendra par la suite de réaliser la toiture de l’aile sud. La cathédrale a été érigée au Xe siècle dans le style roman, puis reconstruite dans le style gothique du XIIIe au XVe siècle.

De son côté, la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles est équipée, depuis la fin de sa rénovation en 2000, d’un système d’hydrants avec des colonnes sèches qui devraient faciliter l’extinction en cas d’incendie. Dans ces six colonnes sont dissimulés des tuyaux d’incendie. Des bouches d’incendie sont disponibles à différentes hauteurs. Un tel système existe également dans les grands immeubles à appartements. Il existe en outre un plan d’urgence pour évacuer les œuvres d’art.

Mais selon le porte-parole des pompiers de Bruxelles, "il y a encore beaucoup de bois sec dans le toit et le reste de l’édifice".