Presque un Belge sur deux possède un diplôme de l’enseignement supérieur. Mais Bruxellois et Flamands supplantent nettement les Wallons.

Depuis 2000, le pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur n’a cessé de croître en Belgique, passant de 34 % au début du millénaire à 43 % en 2009. Par la suite, l’augmentation s’est faite plus douce : en 2015, 45,6 % des 30-34 ans (1) possédaient un diplôme de l’enseignement supérieur, selon l’Institut pour un développement durable (IDD). U ne stabilisation qui interpelle Philippe Defeyt, ancien secrétaire fédéral Ecolo et économiste à l’IDD. "Est-on arrivé au bout d’un modèle ?", s’interroge-t-il, sans pouvoir, à ce stade, apporter de réponse.

Si cette évolution est observée dans chacune des trois Régions, les écarts entre elles restent marqués (voir infographie). A l’échelle européenne, un véritable fossé les sépare : si Bruxelles se place en deuxième position pour la proportion de diplômés de l’enseignement supérieur, la Wallonie se traîne en bas de tableau, dépassant à peine la moyenne de la zone euro (37,3 %). Une tendance similaire s’observe pour les détenteurs de masters (ou plus) en Belgique : à Bruxelles, 67,4 % du total des diplômés du supérieur détiennent un master, contre 43,8 % en Flandre et 39 % en Wallonie.

Un diplôme davantage féminin… jusqu’à un certain point

Dans les trois Régions belges, les femmes diplômées de l’enseignement supérieur sont plus nombreuses que leurs homologues masculins. La moitié des femmes détient ce diplôme, contre seulement quatre hommes sur dix. Néanmoins, si on se penche sur le niveau atteint, les hommes reprennent le dessus et la tendance s’inverse : la moitié des hommes diplômés de l’enseignement supérieur possèdent un master, pour quatre femmes sur dix.

© IPM


(1) L’IDD se concentre sur les 30-34 ans, considérés comme plus représentatifs compte tenu de l’allongement des études, des parcours chaotiques et des diplômes obtenus plus tard.