Dans la tourmente pour la gestion chaotique du Pavillon belge à l'Exposition universelle de Milan, la commissaire adjointe Marie-Noëlle Higny était interrogée ce midi par La Une. D'après elle, la faute incombe aux organisateurs italiens, dont "la logistique est très mal organisée". Et ce manquement ne daterait pas de ces derniers jours. "Cela fait des mois (...) Ca amène du stress pour tout le monde", affirme Mme Higny.

Pour rappel, les problèmes de logistique ont empêché l’acheminement des frites et du chocolat la veille de l’ouverture officielle. En outre, la charcuterie belge serait restée coincée dans un hangar à 100 mères du pavillon et a dû être remplacée par de la charcuterie italienne. Ces couacs seraient uniquement dus aux organisateurs italiens. "Les circonstances sont très difficiles, la logistique est déficiente", regrette la commissaire adjointe.

Mais les problèmes ne s'arrêtent pas là. L’ensemble des employés en cuisine et en salle a arrêté le travail à cause, premièrement, du non-paiement des heures prestées au mois d’avril et, deuxièmement, d'une non-revalorisation salariale. Les membres du personnel affirment qu'on leur avait promis 1200 euros nets alors qu'ils ne percevraient que 1200 euros bruts. D'après Marie-Noëlle Higny, "il y a peut-être eu une confusion entre brut et net du côté du 'manager gathering'". Ce dernier, qui est le chef étoilé namurois Benoît Gersdorff, est rentré en Belgique pour surmenage.

La direction est également critiquée pour son attitude "tyrannique". Selon la commissaire adjointe, les personnes qui tiennent ces propos sont "mal informées" et donnent des "informations erronées".

Marie-Noëlle Higny assure par ailleurs que cette polémique "donne une piètre image ici en Belgique mais le pavillon n'en souffre pas", affirmant qu'en moyenne 5000 à 6000 visiteurs se présentent quotidiennement dans les installations belges.