Le ministre de la Défense, André Flahaut, a signé samedi la suspension par mesure d'ordre de onze des militaires visés par l'enquête sur un groupuscule néo-nazi, a annoncé son porte-parole.

M. Flahaut a signé en début d'après-midi l'arrêté ministériel suspendant par mesure d'ordre ces onze militaires pour une durée initiale de trois mois, renouvelable, a indiqué son porte-parole, Nick Van Haver, à l'agence BELGA.

Le ministre a pris cette mesure sur la base d'une liste de noms fournie par le parquet fédéral en raison d'"indices sérieux de culpabilité", a-t-il ajouté, sans révéler les identités des personnes concernées.

Cette mesure vise aussi à assurer le bon fonctionnement de la Défense, a précisé M. Van Haver.

La suspension par mesure d'ordre est une mesure provisoire qui ne présente aucun caractère disciplinaire. Elle peut être prolongée par périodes de trois mois, mais sa durée totale ne peut dépasser deux ans. Elle peut être prise lorsque le ministre de la Défense estime que la présence d'un militaire porte atteinte à la discipline ou au bon renom des forces armées.

Douze personnes, dont plusieurs militaires, ont été placées sous mandat d'arrêt dans le cadre de cette enquête sur un groupuscule néo-nazi qui préparait, selon la justice, des "actions terroristes" pour déstabiliser les institutions du pays.

Le principal suspect, identifié comme étant Thomas Boutens, est un militaire affecté au régiment Libération/5ème de Ligne de Bourg-Léopold.