Ainsi, ce fonds serait passé de 124 millions d'euros le 2 juin à 1 million le lendemain. L'argent aurait été consacré à des projets immobiliers liés à la politique de l'emploi, des crédits d'embauche dans des asbl d'insertion, des projets concernant des maisons de l'emploi, au Plan langue, etc.

Le MR, et particulièrement la députée Véronique Cornet, contestent la légalité de ces décisions, soulignant que le ministre ne pouvait s'engager pour plus de 10 millions. Les réformateurs subodorent que ces sommes ont été opportunément distribuées à des associations proches du Parti socialiste, à la veille des élections.

Selon M. Marcourt, il ne s'agirait pas de dépenses effectives mais d'autorisations d'engagements. Il aurait aussi été autorisé par le gouvernement à engager ces dépenses urgentes pour lutter contre la crise. Le cabinet du ministre estime par ailleurs que celui-ci était habilité à utiliser l'argent, même si le gouvernement était alors en affaires courantes.

En outre, les décisions ont été prises en avril parce que le Forem clôture ses comptes à la fin du premier trimestre, dit-on encore. Quant à l'actuel ministre de l'Emploi André Antoine, il a souligné que l'affectation de cet argent ne compromet pas sa politique actuelle.