France Télécom s'interroge sur sa présence en Autriche, en Suisse et en Belgique. L'opérateur estime qu'il doit soit abandonner ces pays, soit y investir pour s'y renforcer, a indiqué mardi l'opérateur de télécoms, à la suite d'informations de l'agence DowJones Newswires.

En Belgique, France Télécom est actionnaire du groupe de téléphonie Mobistar.

Dans ces trois pays, «France Télécom constate qu'il est dans une situation qui n'a pas vocation à évoluer vers la croissance. Par conséquent, on peut se poser la question soit d'une consolidation, soit d'une sortie du pays», a indiqué une porte-parole, en ajoutant «qu'à ce stade il n'y a rien de fait».

Cette analyse résulte d'un réexamen des positions européennes du groupe récemment engagé par son patron, Stéphane Richard.

«Dans le cadre de sa revue stratégique, France Télécom regarde à la fois à acheter des actifs dans des zones de croissance, mais également, si son analyse aboutit à cela, à en céder», a expliqué une porte-parole du groupe.

«Notre portefeuille européen doit se montrer plus rentable. Dans certains pays il n'y a pas de croissance», a noté M. Richard, dans une interview à DowJones a paraître également dans le «Wall Street Journal» daté de mercredi.

M. Richard a souligné dans cet entretien que le groupe était entré «dans une phase difficile» en Europe, avec un «modèle économique sous pression».

France Télécom a déjà fusionné ses activités en Grande-Bretagne avec celles de Deutsche Telekom. Les deux groupes ont également partagé leurs réseaux en Pologne et réfléchissent à faire de même en Roumanie, en Slovaquie et en Autriche. Ils ont aussi récemment décidé de mutualiser leurs achats.

«Mais il n'y a pas de plan global de fusion avec Deutsche Telekom», a assuré M. Richard.