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e plan Milquet développe un autre axe, celui de la prévention de la radicalisation violente en essayant de limiter "le terreau des frustrations" qui peuvent en être à l’origine. Il propose de développer un plan de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie et de faire de 2014 (qui marque les cinquante ans de l’immigration turque et marocaine) l’année de la diversité. Un programme d’actions sera présenté prochainement.

Le futur Centre interfédéral d’égalité des chances sera, par ailleurs, prié d’élaborer un guide antiracisme. En outre, une charte de la citoyenneté sera présentée à toutes les entités pour fin 2013.

Le plan prévoit aussi d’intensifier le travail social de lutte contre les frustrations, notamment au niveau local. Les projets destinés à renforcer la cohésion sociale, l’égalité des chances à l’école et sur le marché du travail, à éviter la discrimination et la stigmatisation ou à favoriser la participation et l’émancipation seront encouragés.

Le gouvernement souhaite aussi que les autorités fédérées prennent des initiatives spécifiques et entend promouvoir les initiatives locales existantes, car c’est à ce niveau-là qu’il est surtout possible de lutter contre le creuset de radicalisation. Les autorités locales, dit le plan, en se rendant accessibles aux plaintes des citoyens sont les mieux à même de compenser les frustrations éventuelles. Enfin, le plan veut sensibiliser la société civile. Le monde associatif belge est l’un des mieux développés d’Europe mais, hélas, tous les citoyens ne participent pas aux réseaux qu’il a mis en place. Les groupes ou individus les plus susceptibles de se radicaliser sont peu présents dans les associations et donc plus vulnérables aux messages radicaux. Les autorités fédérales veulent inciter la société civile à investir dans leur inclusion.