Georges-Louis Bouchez (MR) dénonce l’absence de débat avec sa rivale aux élections internes du MR.

Après les primaires à droite en France, un autre rendez-vous politique, certes plus local, pourrait amuser. Il s’agit de la confrontation de deux caractères forts : Georges-Louis Bouchez et Jacqueline Galant. Ils convoitent le même poste : celui de président de la section du MR de l’arrondissement de Mons-Borinage.

En soi, l’enjeu ne changera pas la face du monde. Toutefois, pour Jacqueline Galant, éjectée du gouvernement fédéral après quelques grosses bourdes, c’est l’occasion de se refaire une santé politique. Quant à Georges-Louis Bouchez, la perte de son mandat de député wallon et son éviction de la majorité communale de Mons lui ont donné de l’appétit. Un peu trop aux yeux de son président de parti, Olivier Chastel, qui, dans "La Libre", s’en était pris à son comportement jugé trop individualiste.

La campagne interne est en train de mal tourner. Les partisans de Georges-Louis Bouchez se plaignent sur les réseaux sociaux qu’aucun débat ne soit prévu entre les deux candidats MR. Contacté jeudi, l’intéressé confirme.

Est-il vrai qu’il n’y a pas de débat prévu entre Jacqueline Galant et vous ? Le scrutin se rapproche, les militants votent du 7 au 10 décembre.

Au niveau de la commission électorale de la Province du Hainaut (l’organe chargé des élections interne au MR), ils étaient favorables à l’organisation d’un débat. Ils ont fait des propositions et je les ai acceptées. Mais, du côté de Jacqueline Galant, cela a été refusé. Par la suite, j’ai réitéré d’autres demandes car j’avais été sollicité par des journalistes. Jacqueline Galant a également refusé… Au total, il y a eu six demandes de débats. Elle a tout refusé.

Que fait le parti face à son comportement ?

La fédération provinciale du Hainaut du MR est tout à fait ouverte sur cette question. Mais si un des deux candidats ne souhaite pas débattre, c’est un peu compliqué à organiser… C’est trop facile de sortir des arguments, chacun de son côté, sans laisser à l’autre candidat l’opportunité de répliquer.

Alors, pourquoi Jacqueline Galant refuse-t-elle, selon vous ?

J’ai du mal à comprendre. L’argument officiel, c’est qu’il y aurait des éléments du débat qui risquent de se retrouver dans la presse. Et pourquoi pas ? Il y aura une diffusion sur les réseaux sociaux ? Et alors ? Il faut se soumettre à l’exercice normal de la démocratie.

Le reste de la campagne est-il "correct" ?

C’est une campagne bizarre… On est parfois dans l’émotionnel. On m’oppose que Jacqueline Galant n’a pas eu une année facile. Mais, sur ce plan, on est deux… Cette élection n’aura de toute façon pas d’impact sur nos parcours personnels respectifs. L’enjeu réel de cette élection n’a rien à voir avec les carrières de député ou de bourgmestre des uns et des autres.