"Cette grève n'est objectivement pas populaire et a été peu suivie" estime Thierry Evens, porte-parole de l'Union des Classes Moyennes. "Je tiens à faire remarquer que les organisations syndicales ne perdent pas d'affiliés en période de grève, que du contraire, nous convainquons les travailleurs" tempère Myriam Delmée pour le SETca.

Ils répondaient aux nombreuses questions des internautes de lalibre.be ce mardi midi. Avant de laisser la parole au SETca, au nom de l'UCM, Thierry Evens est revenu sur le mouvement syndical de ce 30 janvier: "Nous sommes démunis face à ce qu'il faut bien appeler la violence d'une minorité. (...) Nous allons d'ailleurs travailler davantage avec les réseaux sociaux pour que la majorité silencieuse ne le soit plus" explique-t-il. Une image que refuse Myriam Delmée qui rétorque: "Je n'ai pas vu hier de gros bras intimidants mais plutôt des braseros vu la température et quelques barbecues...".

Pour L'UCM, il est injuste d'accabler l'Union Européenne et de la rendre responsable de la crise: "La solution à la plupart de nos problèmes n'est pas moins d'Europe mais plus d'Europe si nous voulons préserver notre modèle social dans une économie mondialisée. (...) Il n'y a pas d'autre choix raisonnable que d'approfondir l'Europe" juge Thierry Evens.

Pourquoi la grève a-t-elle été moins suivie dans le Nord que dans le Sud du pays s'interrogent certains internautes: "L'opinion publique flamande est sans doute mieux conscientisée à la nécessité d'avoir des finances saines, de travailler plus longtemps et de dynamiser le marché du travail" explique l'UCM.

De son côté Myriam Delmée explique: " Nous sommes pour la concertation mais avant que les mesures ne soient prises. Une vraie concertation sur tous les sujets, en profondeur et pas des mesurettes cosmétiques pour dire, "allez, on vous donne des cacahuètes, soyez contents"!. Et la représentante de la SETca terminera son échange avec les internautes sur cette phrase: "Ensemble, on est plus fort! ".